Post-Partum : le bilan !

Selon les différentes définition que l’on peut trouver, la période post-partum débute à l’accouchement et se termine lors du retour des règles. Le timing est donc idéal pour écrire cet article, puisque j’ai eu mon retour de couches il y a deux semaines…

Les Premiers Jours

Comme je vous l’avais déjà raconté dans mon récit d’accouchement, j’ai plutôt été chanceuse. Pas de gros dégâts à déplorer à part un mini mini point qui ne m’a jamais fait souffrir. La seule petite chose qui m’a embêté c’est que des nerfs au niveau de la vessie ont été « abîmés » pendant l’accouchement. Plus de 10h00 après avoir accouché, je ne ressentais pas l’envie d’aller uriner alors que ma vessie était pleine. La sage-femme me force à aller aux toilettes mais impossible d’y parvenir. Me voila donc sondée. Autant je n’avais rien senti avant l’accouchement étant donné que j’étais sous péri, là c’était autre chose. Pas douloureux, mais on ne va pas se mentir, pas agréable du tout. J’ai réussi à y retourner par moi-même 5h00 après. Par contre j’ai du me mettre un rappel sur mon téléphone pendant quelques jours car je ne ressentais toujours pas l’envie d’y aller. Au niveau des loochies, j’ai eu des pertes pendant 4 jours.
S’il y’avait quelque chose que je redoutais, c’était le baby blues. Je savais que cela arrivait à énormément de Mamans. Et j’étais certaine que j’allais l’avoir. Déjà parce que je suis assez sensible de base. Et je pensais que ma situation de solo ferait empirer la chose. J’avais lu que le troisième jour était celui où les hormones retombaient le plus. Les sages-femmes m’avait également prévenu. Alors je l’attendais de pied ferme ! Et finalement il ne s’est rien passé. Je n’ai pas ressenti de chamboulement niveau hormonal. J’étais trop déterminée à réussir mon allaitement. Pas de stress, pas de remise en question, pas de baisse de moral. Au contraire j’étais assez enjouée. Enceinte, j’avais peur de ne pas aimer mon bébé tout de suite, de ne pas avoir cet instinct maternel, de mal faire les choses. Dans mon cas, dès que j’ai vu Mila tout s’est fait naturellement en un éclair de seconde. L’équipe médicale de ma maternité m’a vraiment chouchouté et accompagné tout au long de mon séjour. Je n’étais pas un simple numéro de chambre dans une usine. J’ai refusé les visites avec une exception pour ma mère et ma sœur. J’ai trouvé le séjour fatiguant, les entrées constantes du personnel médical à longueur de journée et de nuit. Et la mise en place difficile de mon allaitement n’a pas aidé la chose.
Je me souviens avoir pleuré une seule fois, quelques secondes. Un soir alors que Mila dormait dans mes bras. Je la regardais, chaque détails de son visage, en me demandant comment j’avais pu réussir quelque chose d’aussi parfait.

Les mois suivants

Le retour à la maison a été fait en douceur. Je ne me suis jamais pris la tête à faire des listes de choses à faire impérativement. Avant d’être embêtée par son RGO, Mila dormait beaucoup. Et moi je dormais aussi ! J’ai voulu me reposer au maximum. Donc c’était siestes à gogo. Mes proches nous ont rendu visite petit à petit. Je ne voulais pas trop de monde à la maison en même temps. Et puis le fait d’avoir des visites espacées, c’est qu’on ne se retrouve jamais seul trop longtemps :).
Alors bien sûr j’ai eu des baisses de moral. La vie n’a pas été rose tous les jours. Mais cela a débuté lorsque Mila a commencé à souffrir de ses reflux, qu’elle ne dormait quasiment pas et qu’elle pleurait de douleurs à longueur de temps. La fatigue et le fait de se sentir impuissante m’a fait pleurer plus d’une fois. Avant d’avoir Mila je ne comprenais pas toutes ces mamans qui disaient ne même pas avoir le temps de se laver les cheveux… Et finalement j’ai compris. Je prenais mes douches en 1 minute top chrono. Mes cheveux étaient toujours attachés en chignon à la va vite. Je les démêlais lorsque je les lavais et ensuite c’était fiesta jusqu’au prochain lavage. D’ailleurs ils ont bien morflé et j’ai coupé mes longueurs en mars. Plus le temps d’entretenir tout ça !
Honnêtement, je ne vais pas vous dire que j’ai pris soin de moi. Parce que ce n’est pas du tout le cas. A l’heure actuelle, j’ai toujours un bon pour 1h de massage que j’ai eu à Noël, et je ne l’ai toujours pas utilisé. La chose dont j’ai le plus de mal à accepter c’est le coup de vieux que j’ai pris en quelques mois. Je me suis regardée plus d’une fois dans un miroir sans me reconnaître. J’ai pleuré en regardant des photos d’avant et en voyant ma tête actuelle. J’ai beaucoup de mal à retrouver une identité. Je ne suis plus celle que j’étais avant mais je n’ai pas encore totalement apprivoisé celle que je suis aujourd’hui. Je me cherche. Je n’aime plus mes anciens vêtements et quand je me retrouve dans un magasin je ne sais pas quoi acheter car rien ne me correspond. L’avantage c’est que j’ai appris à m’aimer au naturel, sans mon trait eye-liner et mon charbonneux qui m’étaient avant indispensables.
On dit souvent qu’il faut savoir prendre du temps pour soi, pour se retrouver. En étant solo c’est impossible. Mila a commencé la crèche depuis 3 semaines et je suis encore dans toutes les corvées accumulées durant ces derniers mois à faire.
Concernant le retour de couches, je l’ai eu aux 6 mois de bébé (1 mois après qu’elle prenne un repas complet sans tétée le midi). Très peu de pertes et aucune douleur. On verra comment les prochains cycles se réguleront.

Périnée, mon cher ami

Ce fameux petit muscle… Auquel on ne pense pas… Jusqu’au moment de la grossesse…. Après avoir poussé en vain pendant 25 minutes, je me disais que mon périnée allait prendre très cher. Quand la sage-femme m’a dit « périnée intact » après l’accouchement, je me suis dit « cool, je vais pouvoir refaire du sport rapidement et peut-être passer à coté de la rééducation… ». Bon déjà j’avais espoir d’avoir assez la patate pour reprendre le sport assez vite… J’en rigole maintenant… Et périnée intact ne veut pas dire périnée en super méga forme !
Deux mois après mon accouchement, me voila à mon rendez-vous bilan chez la sage femme. J’y vais super confiante car je n’ai aucun signe de faiblesse (pas de fuite urinaire, j’arrive à me retenir longtemps etc…). Après les tests, le verdict tombe : 1,5/5. La douche froide ! La sage-femme me prescrit 8 séances et me certifie que je vais vite récupérer. Après 8 séances de rééducation (avec sonde) en 1 mois, me voilà à 3,5/5. Pour moi c’est nul, je veux arriver à 5 ! Etant donné que j’allaite toujours, on m’informe que le muscle ne peut pas récupérer sa tonicité totale avec les hormones. On me propose de revenir refaire un bilan après l’allaitement si je le désire et peut-être de refaire quelques séances au besoin. A l’heure actuelle, je sens que mon périnée s’est encore renforcé depuis la fin des séances.

Le Poids

(Attention, ceci est mon expérience personnelle. N’oubliez pas que chaque femme est différente. Nous avons toutes des métabolismes différents, des modes de vie différents… Nous ne sommes pas toutes égales pour la perte de poids post-partum).
Je parle en dernier de ce que tout le monde attend… le poids ! Comme je le disais dans mon article sur le troisième trimestre, j’ai pris entre 18 et 20kg pendant ma grossesse. J’ai vraiment explosé le compteur sur le troisième trimestre (à tel point que mon gynéco Français a hésité à me refaire faire le test du diabète). Déjà, je me suis fait plaisir car les vomissements et nausées étaient enfin derrière moi. Mais j’ai surtout fait énormément de rétention d’eau. Et j’ai été mise au repos total avec mes contractions. En gros j’ai passé ma grossesse entière alitée. Les deux premiers trimestres à cause de mes vomissements et mon anémie, le dernier à cause des contractions. J’ai mangé en grosse quantité à la fin. Par contre des grosses quantités de légumes (J’ai fait une fixette sur les poireaux et les épinards…).
En sortant de la maternité, j’avais perdu 8kg. Je ne me suis pas prise la tête, j’ai voulu profiter de tout ce que je n’avais pas pu manger pendant des mois. Et en plus c’était la période de Noël ! Sushis, charcuterie, fromages au lait cru, foie gras, viande saignante… J’ai repris mes bonnes habitudes début janvier. J’avais perdu 3kg de plus depuis ma sortie de la mat.
Je n’ai pas fait de régime, j’ai juste repris une alimentation normale ! J’ai évincé les produits laitiers (je n’en consomme que très peu, du fromage de temps en temps et c’est rare) ainsi que la viande (je n’en achète plus, je n’en consomme qu’à l’extérieur et depuis quelques jours j’ai décidé de ne plus en consommer du tout). Je mange énormément de légumes, le midi et le soir. J’adore ça ! Des féculents (pâtes ou riz complet, blé, quinoa…), des légumineuses (lentilles….), des fruits. Je ne bois que de l’eau (je n’aime pas les sodas). Je ne grignote pas entre les repas car je n’en ressens pas le besoin. Je privilégie un mode de vie et une alimentation saine sur la durée car je veux rester en bonne santé pour ma fille et moi. Et bien sur je sais me faire plaisir ! Je mange des pâtisseries tous les dimanches avec ma sœur et fast food, pizza etc de temps en temps (au moins 1x par semaine). Et cela n’a aucune incidence sur mon poids étant donné que je ne prive pas mon corps. (N’oubliez pas que lorsque vous vous privez trop, votre corps va tout de suite stocker des réserves dès que vous allez vous écartez un peu de votre « régime »). Lorsque j’ai envie de manger quelque chose, je le mange ! Je n’ai pas fait de la balance une obsession, et je me pesais 1 fois par semaine.
Je pense que l’allaitement m’a aussi aidé à perdre assez vite. J’ai retrouvé mon poids initial fin février (accouchement début décembre) et je fais actuellement 2kg de moins qu’avant grossesse. (Je tiens à préciser que j’étais assez sportive avant de tomber enceinte, sport en salle et natation. Il est donc normal de récupérer plus rapidement qu’une personne qui avait un mode de vie plutôt sédentaire. J’ai également une ossature très fine.)
A ce jour, je n’ai toujours pas repris le sport. Par manque de temps, et d’envie (et s’occuper d’un bébé et d’une maison seule c’est assez sport comme ça ! Je suis tout le temps en action et je n’ai jamais le temps de me poser bien longtemps). Mais aussi car je sentais que mon corps n’était pas encore prêt. En 1 an, il en a subit des choses,c’est pas rien de fabriquer, porter et sortir un bébé ! Et je veux y aller doucement avec lui, je n’ai pas envie de me « défoncer » au sport et de le malmener. Je pense reprendre doucement par du renforcement musculaire et de la natation d’ici quelques jours.
poids post partum

 

En conclusion, pour moi, la période post-partum a été plutôt cool. Connaissant d’autres mamans qui ont eu des gros baby blues et parfois sont tombées dans la dépression post-partum, je ne peux pas me plaindre. Je dois juste accepté l’idée d’avoir pris un léger coup de vieux, mais ça commence à venir :).

 

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2 commentaires

  1. C’est un très beau témoignage ! C’est ton vécu, ton histoire, sans filtre. J’espère qu’il va permettre de donner confiance à certaines femmes qui ont très peur de cette fameuse période post-partum !
    PS : je découvre ton blog grâce à cet article et je le trouve super 😉

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