Le troisième trimestre de grossesse : Le voyage sans fin.

Boris Untereiner shooting grossesse

Enfin ! Six mois après la naissance, je termine cet article. Et là je suis contente d’avoir tout noté semaine par semaine sur Instagram. La grossesse a vraiment été difficile pour moi. Depuis que Mila est née, j’en ai totalement fait abstraction. Je n’en ai plus que de vagues souvenirs. 

Côté santé

Ce trimestre restera celui où j’ai été le plus en forme. Même si ce n’était pas le top du top. J’ai traîné mon anémie jusqu’à la fin ainsi que ma carence en vitamine D. Je me suis retrouvée avec des contractions non douloureuses mais extrêmement fréquentes. Dès que je me levais même pour marcher quelques mètres. La gynécologue m’a donc mise sous progestérone à partir des 30SA jusqu’aux 35SA. Et bien sur, une fois que je suis arrivée aux 37SA…. Plus aucune contraction !  J’ai eu une grosse frayeur vers 31SA, un bébé qui appuyait sur le col, des contractions douloureuses et même une envie de pousser…  Et finalement elle n’arrivera que 10 semaines plus tard…
J’ai fait beaucoup de rétention d’eau, j’ai gonflé telle la tante Marge dans Harry Potter. A part mes UGG je ne rentrais dans plus aucune chaussures. J’ai connu les principaux symptômes de fin de grossesse. Ventre qui gratte, douleurs articulaires, mal au dos, remontées acides, nausées, quelques vomissements. Par contre je n’ai jamais eu autant faim de ma vie, surtout les dernières semaines…


Côté Bébé

Pour elle, tout s’est bien déroulé ! La preuve, elle a même voulu faire un peu de rab.  Echographie T3 : 42cm pour 1kg860… A l’époque on m’avait estimé un bébé d’à peine 3kg… (C’est marrant d’écrire ça avec le recul….). Mademoiselle a décide de me faire une petite blague à 35SA et de se mettre en position de siège alors qu’elle avait toujours eu la tête en bas… Bilan : RDV en urgence dans ma maternité, prise de rendez-vous pour un pelviscan, rendez-vous pour tenter une VME, hypothèses de dates pour une césarienne… Et puis un soir au restaurant, je ressens une énorme douleur. Impossible de manger. Je ne sais pas ce qu’elle fait à l’intérieur mais clairement elle me retourne les entrailles et j’ai mal ! Pelviscan 2 jours plus tard…. Mila était de nouveau en bonne position pour la sortie. Quel soulagement ! J’aurais dans tous les cas tenté la VME, mais j’avoue que cela me faisait un peu peur !


Côté Moral

C’est le trimestre où je me suis le mieux senti moralement. Moins peur de perdre mon bébé. Moins de pensées et de sentiments pour le père. Préparer ses affaires, sa chambre, la valise de maternité…. Tout ça m’a vraiment fait réaliser que la fin était (plus ou moins) proche. Que ma vie allait radicalement changé.


Côté Poids

Entre la rétention d’eau et ma faim constante…. J’avoue que je n’ai pas vraiment fait attention…. (Par contre je mangeais en grosse quantité mais assez équilibré, beaucoup de légumes cuisinés à la vapeur par exemple). A ma dernière pesée chez la gynéco, j’étais à +15kg. Ensuite j’ai refusée de me peser… Sachant que j’ai accouché 4 semaines plus tard, je pense que je suis montée entre +18 et +20kg. Lors ma sortie de la maternité il me restait 8kg à perdre. Je les ai perdu en 6 semaines, sans régime, sans sport. Actuellement je pèse 2kg de moins que mon poids de départ. J’ai une alimentation saine et équilibrée, je ne me prive pas, je me fais plaisir de temps en temps. Je mange des légumes et des fruits tous les jours, des fibres, des protéines… Mon hyperthyroïdie joue pas mal aussi sur cette perte de poids…

Continue Reading

Le coin éveil et motricité libre de Mila

Depuis sa naissance, Mila avait un petit tapis d’éveil installé dans son parc. Cet espace est rapidement devenu trop petit. Mila est un bébé très tonique depuis sa naissance (c’est l’une des premières chose que la sage-femme m’a dit après lui avoir fait le test apgar) et elle donnait l’impression d’être restreinte dans cet environnement. J’avais prévu de lui installer un coin motricité libre vers ses 6 mois mais finalement j’ai dû m’y prendre plus tôt ! Me voilà donc en route pour de multiples recherches afin de lui créer un petit nido Montessori parfait ! L’objectif ? Un petit coin sympa pour lui permettre de développer sa motricité, son éveil et ses perceptions sensorielles en autonomie.

Les premiers éléments indispensables

Le tapis et le miroir. Le tapis a été pour moi l’élément sur lequel j’ai eu le plus de mal à me décider. Je voulais quelque chose de ni trop petit, ni énorme. Pas de couleurs criardes non plus. Dalles en mousses ou tapis en tissu ? J’ai finalement opté pour les deux. Des dalles puzzles commandées sur amazon toutes simples. J’ai deux chats à la maison et l’une a décidé de venir les dégommer toutes les nuits. J’apprécie donc le fait que celles-ci ne soient pas hors de prix, s’il faut les changer cela sera plus pratique et économique. J’ai rajouté au dessus un tapis d’éveil, mon énorme coup de cœur de ce nido Montessori. Parfait ! Les couleurs, la taille…. Il correspond exactement à ce que je voulais. 100 x 150 cm, bébé a de quoi faire. Il est fourni dans son sac de transport, idéal si vous partez quelques jours en dehors de la maison. Pour le miroir, j’ai fais simple. Des mini miroirs adhésifs aux murs ! J’ai placé ce coin éveil et motricité libre dans le salon, en face du canapé. La télévision est hors de son champs de vision (j’ai fait le choix de ne pas lui donner l’accès a la TV avant ses 3 ans, elle est désormais éteinte la plupart du temps d’ailleurs).

Dalles en Mousse EVA certifiées EN71 – Amazon
Tapis géant Taf TOYS – Amazon
Miroirs adhésifs – Amazon

Les jouets

Pour les jouets je ne suis pas une grande fan de l’électronique. Mila en a pour l’instant un seul, le mini bebo et je trouve qu’il casse la tête ! Le son est affreusement trop fort et impossible de le régler. D’ailleurs elle déteste quand il est allumé. Dans les rayons de jouets je les trouve moches et sans charme. Pour l’instant je les laisse donc de côté, on verra quand elle sera un peu plus grande. J’ai voulu partir sur les essentiels, je ne vois pas l’intérêt d’avoir 36 000 jouets si petite. Elle a eu à Noël un livre noir sur blanc qu’elle adore. Depuis quelques semaines elle s’est éprise de la célèbre Sophie La Girafe. On ne peut plus sortir sans d’ailleurs. Un hochet maracas Vulli qui fait du bruit et un bâton de pluie. Des balles sensorielles qu’elle apprécie énormément et une O’ball qui est devenue son nouveau doudou (pas encombrant du tout à transporter….haha !). Je pense que toutes les règles d’un nido Montessori ne sont pas appliquées mais en tout cas cela convient tout à fait à Mila pour le moment.

Livre bébé noir sur blanc – Amazon
Balles Sensorielles Infantino – Maxi Toys
Oball – Amazon
Hochet Vulli – Amazon

Pour le moment je lui laisse de temps en temps son tapis d’éveil initial avec arches car elle adore les hochets en suspension au dessus. Pour ranger tous les jouets le soir (et éviter que les chats ne prennent les balles sensorielles…) j’ai placé un petit panier à côté du tapis. De cette façon Mila pourra quand elle sera plus grande aller choisir ses jouets elle-même. Je le remplacerai dans le futur par un meuble à cases pour également y placer quelques livres. L’important est ce tout soit facile d’accès pour elle.


Son petit coin nido montessori à notre image est en tout cas un véritable succès. Je regrette même de ne pas lui avoir installé avant. Elle se lasse beaucoup moins vite que dans le parc et elle apprécie de pouvoir regarder partout autour d’elle. Je lance souvent une playlist de chansons lorsqu’elle que l’installe dans son petit espace (sauf le soir après 18h où je privilégie le calme dans la maison). J’ai hâte de la voir évoluer pour qu’elle puisse en profiter encore plus.

Continue Reading

Comment un microkiné a apaisé mon bébé

microkine bebe

Au début de sa vie, Mila était un bébé très calme. Elle dormait beaucoup. Vers ses 3 semaines, elle a subit les fameuses coliques du nourrisson. Une consultation d’ostéopathe et des probiotiques, le problème était réglé. Peu après ses 1 mois, des remontées acides ont fait leurs apparitions. Cassure dans la courbe de poids, hurlements toute la journée et toute la nuit. Pas de siestes. J’ai plusieurs fois retrouvé ma fille en train de s’étouffer et j’ai même dû pratiquer une fois le geste d’urgence pour lui dégager les voies respiratoires. Bref, le diagnostic est tombé. Mila avait un RGO interne. Nous avons essayé différents traitements. Gaviscon, Polysane, j’ai essayé de tirer mon lait et de l’épaissir. Rien ne fait effet. Mila est épuisée, cumule le manque de sommeil et moi aussi. Elle ne supporte pas d’être allongée. Je la porte à la verticale toute la journée, la nuit je dois l’endormir à la verticale également. Elle se réveille sans cesse à cause de la douleur… En résumé, une journée commence à 7h00, 45 minutes de sieste le matin, 45 autres l’après-midi et un endormissement le soir pas avant 00h / 1h du matin.

Mila devient un bébé très nerveuse, avec une demande d’attention constante. Ses jouets d’éveils ne l’intéresse pas. Elle doit être constamment en mouvement et voir autour d’elle. Elle pleure dès qu’elle n’est plus dans mes bras. Les mots de l’ostéopathe et du pédiatre se rejoignent « Ce bébé a peur d’être abandonné ».

Depuis plusieurs mois, dans mes fonds de tiroirs, un prospectus sur un microkiné traîne parmi d’autres papiers. Une amie en avait consulté un et avait vu d’énormes changements sur elle. Je comptais y aller pour moi mais ne me sentant pas prête à entendre certaines paroles je repoussais sans cesse la prise de rendez-vous. Et puis un jour une instagramette poste une story, elle avait emmené sa fille RGO voir ce même microkiné. Belle coïncidence. Je décide donc de tenter l’aventure avec Mila. On a tout essayé, je n’ai rien à perdre. Au pire cela ne peut pas lui faire de mal.

Qu’est ce qu’un microkiné ?

Un microkiné est avant tout un professionnel de santé détenant un diplôme d’état. Le plus souvent il sera masseur-kinésithérapeute de base mais cela arrive également qu’il soit médecin.

Qu’est ce que la microkinésithérapie ?

« Parce qu’elle est fondée sur un principe naturel et élémentaire : aider le corps à évacuer tous les traumatismes passés ou présents qu’il garde en mémoire et qui l’empêchent de bien fonctionner, un peu comme des grains de sable dans une mécanique.

Au quotidien, votre corps doit lutter contre des agressions de toutes natures et de différentes intensités, provenant de l’extérieur (microbes, toxines, chocs physiques ou émotionnels) ou de l’intérieur (faiblesse d’un organe, fatigue, problèmes existentiels). Le plus souvent, votre organisme s’auto-corrige en silence sans même que vous vous en aperceviez. Cependant, si les atteintes ne sont pas identifiées, pas reconnues ou trop fortes, le corps ne peut réagir assez efficacement : l’agression laisse une sorte de « cicatrice » dans les tissus, une mémoire de l’événement. Malgré cette trace, vous aurez l’impression d’être guéri. Pourtant, l’accumulation de ces mémoires va faire qu’un jour, une douleur apparaîtra, une maladie peut se développer, et le corps, trop affaibli, ne pourra plus lutter. Alors apparaissent les douleurs et maladies chroniques.

La microkinésithérapie va vous aider à éliminer naturellement ces mémoires qui affaiblissent votre organisme. Libéré de ces entraves, votre corps va alors pouvoir retrouver les capacités qu’il avait perdues, parfois même depuis des années. »

Extrait de ACDM.fr

Comment s’est déroulée la séance ?

Je suis arrivée dans la salle d’attente avec une boule au ventre. Je redoutais les paroles et les traumatismes que le microkiné allait trouver bien que je les connaissais très bien au fond de moi. Le gentil monsieur me fait rentrer dans la salle, je commence à sortir Mila du cosy mais il me dit de la laisser dormir comme ça sans la déshabiller. Pour le coup je reste perplexe, je pensais qu’il fallait qu’elle soit en body ou en couche… Il compte faire quoi au juste avec un bébé dans un cosy habillé d’un gros manteau et d’un bonnet ?
Le microkiné me demande pourquoi je viens consulter. Je décide délibérément de ne pas trop m’étaler « Elle a beaucoup de reflux, ne dort pas et est très nerveuse ». Il s;’assoit à coté de la poussette « Bonjour Mila, je vais regarder et essayer de trouver ce que ton corps a pu vivre comme traumatisme depuis le début de ta vie et on va régler tout ça ! ». Il pose alors un doigt sur son crâne et un autre sur son bras…
« Il y a une très grande sensibilité et beaucoup d’empathie en elle. C’est une petite fille extrêmement sensible. C’est héréditaire du coté de la mère ». Je l’approuve. C’est vrai que derrière ma carapace je suis d’une grande sensibilité. Il l’osculte de nouveau et s’arrête net. « Qu’est ce qu’il s’est passé pendant la grossesse ? Je vois plusieurs traumatismes in utero causés par des chocs émotionnels de la mère ». Là c’est carrément la douche froide même si je m’y attendais…
Le microkiné a donc trouvé et daté des traumatismes pendant ma grossesse. Evidemment ceux-ci correspondent aux moments de tensions avec le géniteur de Mila. Il a réussi à identifier les semaines exactes de ces événements sans que je ne lui précise. Il a également vu ma peur de la perdre tout au long de ces 9 mois.  En résumé Mila a tout ressenti, ma peur, ma colère, ma peine… Elle est née d’après lui avec un « trop plein », une surcharge émotionnelle. D’où sa grande nervosité et ses nombreux pleurs. Ce professionnel a également remarqué d’autres événements qui ont stressé Mila. Vaccins du deuxième mois, retour de la maternité, repas de Noël et du nouvel an…
Ma fille a dormi pendant quasiment toute la séance. Elle s’est juste réveillée quelques minutes pour pleurer mais elle est retombée dans le sommeil quelques instants plus tard. Après une bonne quinzaine de minutes, le microkiné m’indique que son travail est terminé. Il me conseille de la faire boire autant que possible pendant les prochaines 48h et d’être au repos total, dans une ambiance zen. Il me prévient que cela pourra être difficile quelques jours car l’organisme va évacuer les traumatismes. Pendant ce processus certaines personnes ont l’impression de revivre les événements traumatisants.

L’après séance et les effets

En effet pendant les deux jours suivants Mila était un peu sonnée. Elle a énormément dormi. Le soir même, elle m’a fait une nuit de 12h ! Petit à petit ses régurgitations et ses reflux ont commencé à disparaître. Elle qui faisait 5 à 8 selles par jours, explosives, vertes et glaireuses son transit est désormais complètement régulé. En 2 semaines son poids a augmenté de 450 grammes. Ce qu’elle prenait avant en un mois ! Mes proches l’ont trouvé plus apaisée au niveau de son visage et de son comportement.
Mila fait désormais 3 siestes par jour ! Une première le matin d’environ 2h30/3h, une seconde en début d’après-midi qui dure en général 45 minutes et une dernière de 2h en fin d’après-midi. Pas mal pour un bébé qui ne dormait pas avant ! Elle joue maintenant sur son coin éveil seule, sans pleurer. Je peux prendre ma douche et me maquilleur le matin sans la prendre avec moi dans la salle de bain et la mettre dans sa balancelle pour éviter les pleurs. Elle n’éclate plus en sanglots dès qu’elle n’est plus dans mes bras.
Elle ne fait pas encore ses nuits mais nous sommes sur la bonne voie. Elle n’hurle plus jusque 3h du matin et ne s’endort plus d’épuisement.

Chez nous cette séance a été une véritable réussite. Nous baignons désormais dans une ambiance zen à la maison. Pour en avoir parlé à mes sages-femmes pendant mes séances de rééducation, elles m’ont confirmé avoir eu beaucoup de retours positifs d’autres mamans sur cette méthode. Je compte également faire quelques séances pour moi même dans un avenir proche.

La séance m’a coûté 45EUR. Ce n’est pas remboursé par la sécurité sociale mais certaines mutuelles prennent en charge cette pratique.

Pour plus de renseignements je vous invite à visiter ce site microkinesitherapie.fr

Continue Reading

L’allaitement et moi

L'allaitement et moi

L’allaitement et moi… Un sujet tant controversé… Les pro-allaitements qui considèrent le biberon comme un diable absolu… Les pro-biberons qui se sentent persécutées… On en arrive à ne plus oser parler de ce que nous avons choisi pour notre bébé et pour nous (Oui car cela ne concerne pas que bébé cette histoire). J’ai toujours voulu éviter ce sujet, de peur d’être mal comprise, de rentrer dans des embrouilles non désirées ou ce genre de chose. Parce que soyons clairs dès le début, quoique l’on fasse il s’agit d’un choix personnel qui se doit d’être respecté ! Allaitement  (exclusif ou mixte) ou biberon, le meilleur choix c’est celui où vous vous sentez le mieux ! Celui qui fait de vous un parent le plus apaisé possible et donc un bébé aussi ! Aujourd’hui je vais vous parler de mon choix, mon vécu et mon ressenti à Moi. Je me tais depuis plusieurs semaines car en ayant parlé en privé je me suis pris quelques réflexions qui m’ont franchement saoulé ! Et au final après un post Instagram je réalise que nous sommes beaucoup dans mon cas mais nous restons dans le silence de peur de s’en prendre plein la tête ! Oui j’aime allaiter mon bébé mais non je ne suis pas émerveillée de plein fouet par cet acte ! Et oui parfois allaiter ça me gave ! Retour sur ma longue route de l’allaitement semée d’embûches….

Du temps où je voulais des enfants (parce que quand Mila a décidé de venir s’installer dans mon ventre j’étais plutôt dans une période où finalement les enfants c’était pas du tout moi…) je disais toujours que je n’allaiterais JAMAIS ! Puis une fois enceinte; l’idée de nourrir mon bébé s’est fait instinctivement. Je tenais à allaiter mais je ne voulais pas non plus souffrir et galérer pendant des semaines comme certaines ! Je me suis donc fixée un objectif : tenir jusqu’à la montée de lait et au moins une dizaine de jours. Si cela ne marchait pas, j’arrêterais et Mila passerait au biberon.

 

Les débuts compliqués

En salle de naissance tout avait très bien commencé. Nous avons fait la tétée de bienvenue environ 30 minutes après que Mila soit née et le colostrum coulait sans problème ! De retour en chambre, bébé a commencé à être embêtée par des glaires alors qu’elle avait déjà été aspirée deux fois à la naissance ! Etant donné que son estomac était plein, elle n’ouvrait même pas la bouche lorsque je lui présentais le sein et se rendormait directement. Même comportement le lendemain. Beaucoup de reflux et un refus du sein. Elle commençait même à hurler dès que je lui proposais ! L’infirmière retourne l’aspirer une troisième mois pour essayer de la soulager. Aucun changement ! Le troisième jour son poids baisse un peu trop selon l’équipe médicale. Elle commence à téter deux secondes puis se stoppe en hurlant. Les puéricultrices, auxiliaires et sages-femmes défilent dans ma chambre. On fait venir le pédiatre dans ma chambre pour vérifier un éventuel frein de langue. Nada ! Personne ne comprend pourquoi elle pleure systématiquement dès qu’elle est au sein.
On essaye toutes les positions possibles. Je dois normalement sortir le lendemain mais on me propose de rester le temps de mettre tout en place. En fin de journée on m’apporte un biberon et on me fait comprendre qu’elle doit manger. Je lui donne donc son premier biberon et je stoppe régulièrement pour lui présenter le sein entre temps. Elle tète sans problème le biberon, la sucette et même mon petit doigts mais le mamelon IMPOSSIBLE ! On m’amène un tire-lait pour stimuler au maximum mes seins et accélérer la montée de lait. Car oui j’avais du colostrum au début mais étant donné que Mila refusait de téter je me retrouvais à sec ! Je tire donc toutes les deux heures pendant une demi-heure sur chaque sein (même la nuit…). Je veux réussir mon allaitement je ne lâcherai rien ! J’ai la chance d’être dans une maternité pro-allaitement avec une équipe formée en conseils de lactation alors j’en profite au max (Je suis restée 2 jours supplémentaires).
C’est finalement la puéricultrice en chef du service qui va trouver la solution. Elle apporte une pipette d’eau sucrée, en mets une goutte sur mon téton et approche Mila du sein dans la position du rugbyman. En deux secondes elle choppe le sein et tète enfin ! Les deux jours suivants, tétées et biberons se sont alternés jusqu’à ma montée de lait. Comme quoi on peut tout à fait commencer son allaitement en alternant avec un biberon !

Le retour à la maison

Le retour à la maison s’est plutôt bien passé. L’allaitement était cependant épuisant. Mila demandait le sein toutes les 1h30 et les tétées duraient au minimum 30 minutes jusqu’à 1h ! En résumé elle était collée à moi H24.  Une véritable gourmande qui en venait à s’étouffer tellement elle se jetait sur le sein (ça c’est ce que je croyais au début…). Pendant 10 jours elle a quand même refusé de téter dans une autre position que celle du rugbyman… Position pas forcement agréable à 4h du matin….

Mon Ref (Reflexe d’éjection fort)

Très vite à force de ces simulations mes seins ont répondu à la demande. La production de lait a augmenté. Considérablement. Je me retrouvais avec d’énormes fuites (Réveil avec le lit trempé, t-shirts et chemises à changer toutes les heures…). Si Mila s’étouffait pendant les tétées c’est tout simplement parce que le lait sortait en jets, trop vite et trop fort ! Parfois rien qu’en touchant mon sein, le lait peut sortir en continu sur 2 jets différents pendant au moins 2 minutes… Bébé prend donc trop de lait de début de tétée, fort en lactose. Résultat : elle revient souvent au sein pour se rassasier de nouveau mais est également victime de coliques et de selles explosives. J’ai essayé de contrôler au mieux le problème. Tirer le lait de debut de tétée, vider le sein au maximum (2 ou 3 tétées d’affilées sur le même), être le plus possible en position allongée pour contrer le jet. Aujourd’hui mon ref est malheureusement toujours présent…

Ce fameux biberon

Lorsque j’ai demandé des conseils pour ce problème de ref on m’a tout de suite répondu « Ne lui donne surtout pas de biberon, après elle ne voudra plus de ton sein ! Surtout pas le biberon tu vas faire empirer la situation ! ». Et puis un jour au bord de l’épuisement après une journée comptant une vingtaine de tétées je n’avais plus envie de donner le sein !  Alors j’ai préparé le biberon diabolique ! Résultat, j’ai eu un bébé apaisé et j’ai pu me reposer. Depuis je n’hésite plus. Quand je suis épuisée, quand Mila s’énerve au sein pendant des heures, quand le ref est incontrôlable ou que je n’ai tout simplement pas envie : je prépare un biberon. De mon lait lorsque j’en ai en stock ou de lait artificiel. Et non je ne me sens pas coupable ! Et non je ne suis pas jalouse du biberon ! Je suis sereine ! J’ai tout de même la chance d’avoir un bébé qui ne fait aucune confusion entre sein/biberon, je sais que ce n’est pas le cas pour tout le monde.

Mon ressenti

J’aime allaiter Mila. Je suis fière de le faire et de tenir depuis 2 mois. Je suis fière de n’avoir rien lâché à la maternité. Par contre j’ai envie de dire stop à cette image de la femme épanouie et apaisée par son allaitement. Parce que ce n’est pas une généralité ! Moi l’allaitement parfois ça me gave au plus haut point et j’ai juste envie de tout stopper ! Lorsque ma fille s’énerve sur le sein, qu’elle s’étouffe à cause du ref, qu’elle veut téter pendant des heures alors que j’ai mille choses à faire ou tout simplement lorsque je suis au bout du rouleau. Encore à l’heure d’aujourd’hui certaines tétées sont un véritable enfer. Mila hurle et se jette en arrière, me griffe allègrement la poitrine, pleure avec le mamelon dans la bouche…. Et le pire c’est que même si on atteint parfois les 17 tétées par jour, elle stagne niveau poids… A cause de ses selles explosives et de son RGO (Oui on ajoute un RGO pour la petite cerise sur le gâteau)… Dans ces moments là, je préfère donner le biberon plutôt que de donner une tétée à contrecœur.  Mais je ne veux pas arrêter l’allaitement pour autant ! Parce que les réponses du style « Si c’est pour faire ça arrête tout court » je n’en veux pas. Au contraire si je fais ça c’est pour justement tenir dans la durée. Biberon ou allaitement nos enfants ont besoin d’une maman en pleine forme !

 

N’hésitez pas à partager vos expériences et ressentis en commentaires (ici pas de tabou). J’en profite pour vous rappeler que vous pouvez aussi me suivre sur Instagram où je donne régulièrement des nouvelles de Mila et moi.

Continue Reading