Post-Partum : le bilan !

Selon les différentes définition que l’on peut trouver, la période post-partum débute à l’accouchement et se termine lors du retour des règles. Le timing est donc idéal pour écrire cet article, puisque j’ai eu mon retour de couches il y a deux semaines…

Les Premiers Jours

Comme je vous l’avais déjà raconté dans mon récit d’accouchement, j’ai plutôt été chanceuse. Pas de gros dégâts à déplorer à part un mini mini point qui ne m’a jamais fait souffrir. La seule petite chose qui m’a embêté c’est que des nerfs au niveau de la vessie ont été « abîmés » pendant l’accouchement. Plus de 10h00 après avoir accouché, je ne ressentais pas l’envie d’aller uriner alors que ma vessie était pleine. La sage-femme me force à aller aux toilettes mais impossible d’y parvenir. Me voila donc sondée. Autant je n’avais rien senti avant l’accouchement étant donné que j’étais sous péri, là c’était autre chose. Pas douloureux, mais on ne va pas se mentir, pas agréable du tout. J’ai réussi à y retourner par moi-même 5h00 après. Par contre j’ai du me mettre un rappel sur mon téléphone pendant quelques jours car je ne ressentais toujours pas l’envie d’y aller. Au niveau des loochies, j’ai eu des pertes pendant 4 jours.
S’il y’avait quelque chose que je redoutais, c’était le baby blues. Je savais que cela arrivait à énormément de Mamans. Et j’étais certaine que j’allais l’avoir. Déjà parce que je suis assez sensible de base. Et je pensais que ma situation de solo ferait empirer la chose. J’avais lu que le troisième jour était celui où les hormones retombaient le plus. Les sages-femmes m’avait également prévenu. Alors je l’attendais de pied ferme ! Et finalement il ne s’est rien passé. Je n’ai pas ressenti de chamboulement niveau hormonal. J’étais trop déterminée à réussir mon allaitement. Pas de stress, pas de remise en question, pas de baisse de moral. Au contraire j’étais assez enjouée. Enceinte, j’avais peur de ne pas aimer mon bébé tout de suite, de ne pas avoir cet instinct maternel, de mal faire les choses. Dans mon cas, dès que j’ai vu Mila tout s’est fait naturellement en un éclair de seconde. L’équipe médicale de ma maternité m’a vraiment chouchouté et accompagné tout au long de mon séjour. Je n’étais pas un simple numéro de chambre dans une usine. J’ai refusé les visites avec une exception pour ma mère et ma sœur. J’ai trouvé le séjour fatiguant, les entrées constantes du personnel médical à longueur de journée et de nuit. Et la mise en place difficile de mon allaitement n’a pas aidé la chose.
Je me souviens avoir pleuré une seule fois, quelques secondes. Un soir alors que Mila dormait dans mes bras. Je la regardais, chaque détails de son visage, en me demandant comment j’avais pu réussir quelque chose d’aussi parfait.

Les mois suivants

Le retour à la maison a été fait en douceur. Je ne me suis jamais pris la tête à faire des listes de choses à faire impérativement. Avant d’être embêtée par son RGO, Mila dormait beaucoup. Et moi je dormais aussi ! J’ai voulu me reposer au maximum. Donc c’était siestes à gogo. Mes proches nous ont rendu visite petit à petit. Je ne voulais pas trop de monde à la maison en même temps. Et puis le fait d’avoir des visites espacées, c’est qu’on ne se retrouve jamais seul trop longtemps :).
Alors bien sûr j’ai eu des baisses de moral. La vie n’a pas été rose tous les jours. Mais cela a débuté lorsque Mila a commencé à souffrir de ses reflux, qu’elle ne dormait quasiment pas et qu’elle pleurait de douleurs à longueur de temps. La fatigue et le fait de se sentir impuissante m’a fait pleurer plus d’une fois. Avant d’avoir Mila je ne comprenais pas toutes ces mamans qui disaient ne même pas avoir le temps de se laver les cheveux… Et finalement j’ai compris. Je prenais mes douches en 1 minute top chrono. Mes cheveux étaient toujours attachés en chignon à la va vite. Je les démêlais lorsque je les lavais et ensuite c’était fiesta jusqu’au prochain lavage. D’ailleurs ils ont bien morflé et j’ai coupé mes longueurs en mars. Plus le temps d’entretenir tout ça !
Honnêtement, je ne vais pas vous dire que j’ai pris soin de moi. Parce que ce n’est pas du tout le cas. A l’heure actuelle, j’ai toujours un bon pour 1h de massage que j’ai eu à Noël, et je ne l’ai toujours pas utilisé. La chose dont j’ai le plus de mal à accepter c’est le coup de vieux que j’ai pris en quelques mois. Je me suis regardée plus d’une fois dans un miroir sans me reconnaître. J’ai pleuré en regardant des photos d’avant et en voyant ma tête actuelle. J’ai beaucoup de mal à retrouver une identité. Je ne suis plus celle que j’étais avant mais je n’ai pas encore totalement apprivoisé celle que je suis aujourd’hui. Je me cherche. Je n’aime plus mes anciens vêtements et quand je me retrouve dans un magasin je ne sais pas quoi acheter car rien ne me correspond. L’avantage c’est que j’ai appris à m’aimer au naturel, sans mon trait eye-liner et mon charbonneux qui m’étaient avant indispensables.
On dit souvent qu’il faut savoir prendre du temps pour soi, pour se retrouver. En étant solo c’est impossible. Mila a commencé la crèche depuis 3 semaines et je suis encore dans toutes les corvées accumulées durant ces derniers mois à faire.
Concernant le retour de couches, je l’ai eu aux 6 mois de bébé (1 mois après qu’elle prenne un repas complet sans tétée le midi). Très peu de pertes et aucune douleur. On verra comment les prochains cycles se réguleront.

Périnée, mon cher ami

Ce fameux petit muscle… Auquel on ne pense pas… Jusqu’au moment de la grossesse…. Après avoir poussé en vain pendant 25 minutes, je me disais que mon périnée allait prendre très cher. Quand la sage-femme m’a dit « périnée intact » après l’accouchement, je me suis dit « cool, je vais pouvoir refaire du sport rapidement et peut-être passer à coté de la rééducation… ». Bon déjà j’avais espoir d’avoir assez la patate pour reprendre le sport assez vite… J’en rigole maintenant… Et périnée intact ne veut pas dire périnée en super méga forme !
Deux mois après mon accouchement, me voila à mon rendez-vous bilan chez la sage femme. J’y vais super confiante car je n’ai aucun signe de faiblesse (pas de fuite urinaire, j’arrive à me retenir longtemps etc…). Après les tests, le verdict tombe : 1,5/5. La douche froide ! La sage-femme me prescrit 8 séances et me certifie que je vais vite récupérer. Après 8 séances de rééducation (avec sonde) en 1 mois, me voilà à 3,5/5. Pour moi c’est nul, je veux arriver à 5 ! Etant donné que j’allaite toujours, on m’informe que le muscle ne peut pas récupérer sa tonicité totale avec les hormones. On me propose de revenir refaire un bilan après l’allaitement si je le désire et peut-être de refaire quelques séances au besoin. A l’heure actuelle, je sens que mon périnée s’est encore renforcé depuis la fin des séances.

Le Poids

(Attention, ceci est mon expérience personnel. N’oubliez pas que chaque femme est différente. Nous avons toutes des métabolismes différents, des modes de vie différents… Nous ne sommes pas toutes égales pour la perte de poids post-partum).
Je parle en dernier de ce que tout le monde attend… le poids ! Comme je le disais dans mon article sur le troisième trimestre, j’ai pris entre 18 et 20kg pendant ma grossesse. J’ai vraiment explosé le compteur sur le troisième trimestre (à tel point que mon gynéco Français a hésité à me refaire faire le test du diabète). Déjà, je me suis fait plaisir car les vomissements et nausées étaient enfin derrière moi. Mais j’ai surtout fait énormément de rétention d’eau. Et j’ai été mise au repos total avec mes contractions. En gros j’ai passé ma grossesse entière alitée. Les deux premiers trimestres à cause de mes vomissements et mon anémie, le dernier à cause des contractions. J’ai mangé en grosse quantité à la fin. Par contre des grosses quantités de légumes (J’ai fait une fixette sur les poireaux et les épinards…).
En sortant de la maternité, j’avais perdu 8kg. Je ne me suis pas prise la tête, j’ai voulu profiter de tout ce que je n’avais pas pu manger pendant des mois. Et en plus c’était la période de Noël ! Sushis, charcuterie, fromages au lait cru, foie gras, viande saignante… J’ai repris mes bonnes habitudes début janvier. J’avais perdu 3kg de plus depuis ma sortie de la mat.
Je n’ai pas fait de régime, j’ai juste repris une alimentation normale ! J’ai évincé les produits laitiers (je n’en consomme que très peu, du fromage de temps en temps et c’est rare) ainsi que la viande (je n’en achète plus, je n’en consomme qu’à l’extérieur et depuis quelques jours j’ai décidé de ne plus en consommer du tout). Je mange énormément de légumes, le midi et le soir. J’adore ça ! Des féculents (pâtes ou riz complet, blé, quinoa…), des légumineuses (lentilles….), des fruits. Je ne bois que de l’eau (je n’aime pas les sodas). Je ne grignote pas entre les repas car je n’en ressens pas le besoin. Je privilégie un mode de vie et une alimentation saine sur la durée car je veux rester en bonne santé pour ma fille et moi. Et bien sur je sais me faire plaisir ! Je mange des pâtisseries tous les dimanches avec ma sœur et fast food, pizza etc de temps en temps (au moins 1x par semaine). Et cela n’a aucune incidence sur mon poids étant donné que je ne prive pas mon corps. (N’oubliez pas que lorsque vous vous privez trop, votre corps va tout de suite stocker des réserves dès que vous allez vous écartez un peu de votre « régime »). Lorsque j’ai envie de manger quelque chose, je le mange ! Je n’ai pas fait de la balance une obsession, et je me pesais 1 fois par semaine.
Je pense que l’allaitement m’a aussi aidé à perdre assez vite. J’ai retrouvé mon poids initial fin février (accouchement début décembre) et je fais actuellement 2kg de moins qu’avant grossesse. (Je tiens à préciser que j’étais assez sportive avant de tomber enceinte, sport en salle et natation. Il est donc normal de récupérer plus rapidement qu’une personne qui avait un mode de vie plutôt sédentaire. J’ai également une ossature très fine.)
A ce jour, je n’ai toujours pas repris le sport. Par manque de temps, et d’envie (et s’occuper d’un bébé et d’une maison seule c’est assez sport comme ça ! Je suis tout le temps en action et je n’ai jamais le temps de me poser bien longtemps). Mais aussi car je sentais que mon corps n’était pas encore prêt. En 1 an, il en a subit des choses,c’est pas rien de fabriquer, porter et sortir un bébé ! Et je veux y aller doucement avec lui, je n’ai pas envie de me « défoncer » au sport et de le malmener. Je pense reprendre doucement par du renforcement musculaire et de la natation d’ici quelques jours.
poids post partum

 

En conclusion, pour moi, la période post-partum a été plutôt cool. Connaissant d’autres mamans qui ont eu des gros baby blues et parfois sont tombées dans la dépression post-partum, je ne peux pas me plaindre. Je dois juste accepté l’idée d’avoir pris un léger coup de vieux, mais ça commence à venir :).

 

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Avant d’être Maman

Voila maintenant 6 mois que Mila est née. Six mois que ma vie a complètement changé. Six mois que je me suis transformée. Ce qui est assez marrant, c’est que maintenant j’ai l’impression que ma vie d’avant est flou. Souvent je me demande « mais je faisais comment avant pour vivre sans elle ? »

Avant j’étais cette jeune fille insouciante qui vivait son train train quotidien. Je me lève (souvent à la bourre), je me prépare, je prends la voiture…. Je pète un câble dans les embouteillages (vis ma vie de frontalière). J’arrive au boulot de méga-mauvaise humeur. La journée se passe sans entrain. Souvent je me demande ce que j’allais faire du restant de ma vie. La crise de la quarantaine à 25 ans… Parfois j’ai envie de tout plaquer et de partir à l’aventure dans l’inconnu. Puis je me rappelle que j’ai des factures à payer, un crédit pour ma voiture. Que j’aime bien m’acheter des fringues et du maquillage. Et j’aime partir en vacances ou en week-end plusieurs fois par an. Alors je chasse cette pensée de ma tête. Le soirs je me retrouve une fois de plus dans les bouchons. Je rentre fatiguée, gavée. J’ai l’impression que ma vie passe entre mes doigts sans réel plaisir. Sans but. Il me manque quelque chose. Un job qui me plait ? Un compagnon qui m’aime vraiment pour ce que je suis ? Une passion encore méconnue à explorer ?  Peut-être un mélange de tout ça…

Avant je sortais assez souvent. En boite de nuit et une fois que j’étais là-bas, je me demandais ce que je faisais là. Je regardais autour de moi et je voyais des personnes qui misaient tout sur leur physique, avec leurs verres à la main. Qui voulaient à tout prix se montrer. Rentrer dans la catégorie des « populaires ». Je préférais mille fois passer la soirée avec des amis dans un petit bar ou à la maison avec un bon apéro (ou une bonne raclette l’hiver !).

Avant je vivais plutôt au jour le jour. Sans trop penser au lendemain. Ou sans vouloir trop y penser. Je pouvais rester toute la journée au lit sans rien faire à dormir ou geeker. Maintenant avec le recul je me dit « Mais quelle perte de temps ! On peut tellement faire de choses en une journée ! ».

10 mars 2017 (J+3 de la conception de bébé) : Je sors d’un entretien pour le job de mes rêves. J’y crois à fond. On m’a présenté à l’équipe, fait visiter les locaux, on m’a demandé quand-est ce que je pouvais commencer, on me dit « à très bientôt ». Me voila tout enjouée. En remontant dans ma voiture je pense « Si je n’ai pas ce job, faîtes qu’il y ait quelque chose d’exceptionnel derrière. Quelque chose qui vaudra 1000 fois mieux que ce poste ! ». Les jours passent et après plusieurs relances je n’ai obtenu qu’un silence radio. La déception fut grande…

9 mois plus tard, la plus parfaite des petites filles est arrivée dans ma vie. Et oui, elle vaut bien plus que tout l’or du monde. Grâce à elle, je connais désormais l’Amour Inconditionnel. Je me réveille le matin avec le sourire, même si elle ne m’a pas laissé dormir de la nuit. Je suis super positive quant à l’avenir. Je ne sais pas de quoi il est fait mais j’ai le sentiment qu’il n’y a que de bonnes choses qui nous attendent. Je ne suis plus une stressée de la vie. Je suis devenue plus naturelle. J’ai appris à m’aimer sans maquillage. D’ailleurs je ne sais pas comment je faisais pour être autant maquillée avant ! Je sais ce que je veux faire de ma vie. Je sais pourquoi je veux me battre dans la vie. Être maman m’a permis curieusement de réussir à m’affirmer envers et contre tous. De savoir dit non quand je n’en avais pas envie. Je ne me sens plus comme une jeune femme. Je me sens FEMME tout court. Ce qui est paradoxale c’est que je suis devenue le genre de mère que je ne pensais jamais être. Mais ça, je vous en reparlerai plus tard…

Comme mes amis me le disent maintenant, je suis une Maman Lionne…

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Le coin éveil et motricité libre de Mila

Depuis sa naissance, Mila avait un petit tapis d’éveil installé dans son parc. Cet espace est rapidement devenu trop petit. Mila est un bébé très tonique depuis sa naissance (c’est l’une des premières chose que la sage-femme m’a dit après lui avoir fait le test apgar) et elle donnait l’impression d’être restreinte dans cet environnement. J’avais prévu de lui installer un coin motricité libre vers ses 6 mois mais finalement j’ai dû m’y prendre plus tôt ! Me voilà donc en route pour de multiples recherches afin de lui créer un petit nido Montessori parfait ! L’objectif ? Un petit coin sympa pour lui permettre de développer sa motricité, son éveil et ses perceptions sensorielles en autonomie.

Les premiers éléments indispensables

Le tapis et le miroir. Le tapis a été pour moi l’élément sur lequel j’ai eu le plus de mal à me décider. Je voulais quelque chose de ni trop petit, ni énorme. Pas de couleurs criardes non plus. Dalles en mousses ou tapis en tissu ? J’ai finalement opté pour les deux. Des dalles puzzles commandées sur amazon toutes simples. J’ai deux chats à la maison et l’une a décidé de venir les dégommer toutes les nuits. J’apprécie donc le fait que celles-ci ne soient pas hors de prix, s’il faut les changer cela sera plus pratique et économique. J’ai rajouté au dessus un tapis d’éveil, mon énorme coup de cœur de ce nido Montessori. Parfait ! Les couleurs, la taille…. Il correspond exactement à ce que je voulais. 100 x 150 cm, bébé a de quoi faire. Il est fourni dans son sac de transport, idéal si vous partez quelques jours en dehors de la maison. Pour le miroir, j’ai fais simple. Des mini miroirs adhésifs aux murs ! J’ai placé ce coin éveil et motricité libre dans le salon, en face du canapé. La télévision est hors de son champs de vision (j’ai fait le choix de ne pas lui donner l’accès a la TV avant ses 3 ans, elle est désormais éteinte la plupart du temps d’ailleurs).

Dalles en Mousse EVA certifiées EN71 – Amazon
Tapis géant Taf TOYS – Amazon
Miroirs adhésifs – Amazon

Les jouets

Pour les jouets je ne suis pas une grande fan de l’électronique. Mila en a pour l’instant un seul, le mini bebo et je trouve qu’il casse la tête ! Le son est affreusement trop fort et impossible de le régler. D’ailleurs elle déteste quand il est allumé. Dans les rayons de jouets je les trouve moches et sans charme. Pour l’instant je les laisse donc de côté, on verra quand elle sera un peu plus grande. J’ai voulu partir sur les essentiels, je ne vois pas l’intérêt d’avoir 36 000 jouets si petite. Elle a eu à Noël un livre noir sur blanc qu’elle adore. Depuis quelques semaines elle s’est éprise de la célèbre Sophie La Girafe. On ne peut plus sortir sans d’ailleurs. Un hochet maracas Vulli qui fait du bruit et un bâton de pluie. Des balles sensorielles qu’elle apprécie énormément et une O’ball qui est devenue son nouveau doudou (pas encombrant du tout à transporter….haha !). Je pense que toutes les règles d’un nido Montessori ne sont pas appliquées mais en tout cas cela convient tout à fait à Mila pour le moment.

Livre bébé noir sur blanc – Amazon
Balles Sensorielles Infantino – Maxi Toys
Oball – Amazon
Hochet Vulli – Amazon

Pour le moment je lui laisse de temps en temps son tapis d’éveil initial avec arches car elle adore les hochets en suspension au dessus. Pour ranger tous les jouets le soir (et éviter que les chats ne prennent les balles sensorielles…) j’ai placé un petit panier à côté du tapis. De cette façon Mila pourra quand elle sera plus grande aller choisir ses jouets elle-même. Je le remplacerai dans le futur par un meuble à cases pour également y placer quelques livres. L’important est ce tout soit facile d’accès pour elle.


Son petit coin nido montessori à notre image est en tout cas un véritable succès. Je regrette même de ne pas lui avoir installé avant. Elle se lasse beaucoup moins vite que dans le parc et elle apprécie de pouvoir regarder partout autour d’elle. Je lance souvent une playlist de chansons lorsqu’elle que l’installe dans son petit espace (sauf le soir après 18h où je privilégie le calme dans la maison). J’ai hâte de la voir évoluer pour qu’elle puisse en profiter encore plus.

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Comment un microkiné a apaisé mon bébé

microkine bebe

Au début de sa vie, Mila était un bébé très calme. Elle dormait beaucoup. Vers ses 3 semaines, elle a subit les fameuses coliques du nourrisson. Une consultation d’ostéopathe et des probiotiques, le problème était réglé. Peu après ses 1 mois, des remontées acides ont fait leurs apparitions. Cassure dans la courbe de poids, hurlements toute la journée et toute la nuit. Pas de siestes. J’ai plusieurs fois retrouvé ma fille en train de s’étouffer et j’ai même dû pratiquer une fois le geste d’urgence pour lui dégager les voies respiratoires. Bref, le diagnostic est tombé. Mila avait un RGO interne. Nous avons essayé différents traitements. Gaviscon, Polysane, j’ai essayé de tirer mon lait et de l’épaissir. Rien ne fait effet. Mila est épuisée, cumule le manque de sommeil et moi aussi. Elle ne supporte pas d’être allongée. Je la porte à la verticale toute la journée, la nuit je dois l’endormir à la verticale également. Elle se réveille sans cesse à cause de la douleur… En résumé, une journée commence à 7h00, 45 minutes de sieste le matin, 45 autres l’après-midi et un endormissement le soir pas avant 00h / 1h du matin.

Mila devient un bébé très nerveuse, avec une demande d’attention constante. Ses jouets d’éveils ne l’intéresse pas. Elle doit être constamment en mouvement et voir autour d’elle. Elle pleure dès qu’elle n’est plus dans mes bras. Les mots de l’ostéopathe et du pédiatre se rejoignent « Ce bébé a peur d’être abandonné ».

Depuis plusieurs mois, dans mes fonds de tiroirs, un prospectus sur un microkiné traîne parmi d’autres papiers. Une amie en avait consulté un et avait vu d’énormes changements sur elle. Je comptais y aller pour moi mais ne me sentant pas prête à entendre certaines paroles je repoussais sans cesse la prise de rendez-vous. Et puis un jour une instagramette poste une story, elle avait emmené sa fille RGO voir ce même microkiné. Belle coïncidence. Je décide donc de tenter l’aventure avec Mila. On a tout essayé, je n’ai rien à perdre. Au pire cela ne peut pas lui faire de mal.

Qu’est ce qu’un microkiné ?

Un microkiné est avant tout un professionnel de santé détenant un diplôme d’état. Le plus souvent il sera masseur-kinésithérapeute de base mais cela arrive également qu’il soit médecin.

Qu’est ce que la microkinésithérapie ?

« Parce qu’elle est fondée sur un principe naturel et élémentaire : aider le corps à évacuer tous les traumatismes passés ou présents qu’il garde en mémoire et qui l’empêchent de bien fonctionner, un peu comme des grains de sable dans une mécanique.

Au quotidien, votre corps doit lutter contre des agressions de toutes natures et de différentes intensités, provenant de l’extérieur (microbes, toxines, chocs physiques ou émotionnels) ou de l’intérieur (faiblesse d’un organe, fatigue, problèmes existentiels). Le plus souvent, votre organisme s’auto-corrige en silence sans même que vous vous en aperceviez. Cependant, si les atteintes ne sont pas identifiées, pas reconnues ou trop fortes, le corps ne peut réagir assez efficacement : l’agression laisse une sorte de « cicatrice » dans les tissus, une mémoire de l’événement. Malgré cette trace, vous aurez l’impression d’être guéri. Pourtant, l’accumulation de ces mémoires va faire qu’un jour, une douleur apparaîtra, une maladie peut se développer, et le corps, trop affaibli, ne pourra plus lutter. Alors apparaissent les douleurs et maladies chroniques.

La microkinésithérapie va vous aider à éliminer naturellement ces mémoires qui affaiblissent votre organisme. Libéré de ces entraves, votre corps va alors pouvoir retrouver les capacités qu’il avait perdues, parfois même depuis des années. »

Extrait de ACDM.fr

Comment s’est déroulée la séance ?

Je suis arrivée dans la salle d’attente avec une boule au ventre. Je redoutais les paroles et les traumatismes que le microkiné allait trouver bien que je les connaissais très bien au fond de moi. Le gentil monsieur me fait rentrer dans la salle, je commence à sortir Mila du cosy mais il me dit de la laisser dormir comme ça sans la déshabiller. Pour le coup je reste perplexe, je pensais qu’il fallait qu’elle soit en body ou en couche… Il compte faire quoi au juste avec un bébé dans un cosy habillé d’un gros manteau et d’un bonnet ?
Le microkiné me demande pourquoi je viens consulter. Je décide délibérément de ne pas trop m’étaler « Elle a beaucoup de reflux, ne dort pas et est très nerveuse ». Il s;’assoit à coté de la poussette « Bonjour Mila, je vais regarder et essayer de trouver ce que ton corps a pu vivre comme traumatisme depuis le début de ta vie et on va régler tout ça ! ». Il pose alors un doigt sur son crâne et un autre sur son bras…
« Il y a une très grande sensibilité et beaucoup d’empathie en elle. C’est une petite fille extrêmement sensible. C’est héréditaire du coté de la mère ». Je l’approuve. C’est vrai que derrière ma carapace je suis d’une grande sensibilité. Il l’osculte de nouveau et s’arrête net. « Qu’est ce qu’il s’est passé pendant la grossesse ? Je vois plusieurs traumatismes in utero causés par des chocs émotionnels de la mère ». Là c’est carrément la douche froide même si je m’y attendais…
Le microkiné a donc trouvé et daté des traumatismes pendant ma grossesse. Evidemment ceux-ci correspondent aux moments de tensions avec le géniteur de Mila. Il a réussi à identifier les semaines exactes de ces événements sans que je ne lui précise. Il a également vu ma peur de la perdre tout au long de ces 9 mois.  En résumé Mila a tout ressenti, ma peur, ma colère, ma peine… Elle est née d’après lui avec un « trop plein », une surcharge émotionnelle. D’où sa grande nervosité et ses nombreux pleurs. Ce professionnel a également remarqué d’autres événements qui ont stressé Mila. Vaccins du deuxième mois, retour de la maternité, repas de Noël et du nouvel an…
Ma fille a dormi pendant quasiment toute la séance. Elle s’est juste réveillée quelques minutes pour pleurer mais elle est retombée dans le sommeil quelques instants plus tard. Après une bonne quinzaine de minutes, le microkiné m’indique que son travail est terminé. Il me conseille de la faire boire autant que possible pendant les prochaines 48h et d’être au repos total, dans une ambiance zen. Il me prévient que cela pourra être difficile quelques jours car l’organisme va évacuer les traumatismes. Pendant ce processus certaines personnes ont l’impression de revivre les événements traumatisants.

L’après séance et les effets

En effet pendant les deux jours suivants Mila était un peu sonnée. Elle a énormément dormi. Le soir même, elle m’a fait une nuit de 12h ! Petit à petit ses régurgitations et ses reflux ont commencé à disparaître. Elle qui faisait 5 à 8 selles par jours, explosives, vertes et glaireuses son transit est désormais complètement régulé. En 2 semaines son poids a augmenté de 450 grammes. Ce qu’elle prenait avant en un mois ! Mes proches l’ont trouvé plus apaisée au niveau de son visage et de son comportement.
Mila fait désormais 3 siestes par jour ! Une première le matin d’environ 2h30/3h, une seconde en début d’après-midi qui dure en général 45 minutes et une dernière de 2h en fin d’après-midi. Pas mal pour un bébé qui ne dormait pas avant ! Elle joue maintenant sur son coin éveil seule, sans pleurer. Je peux prendre ma douche et me maquilleur le matin sans la prendre avec moi dans la salle de bain et la mettre dans sa balancelle pour éviter les pleurs. Elle n’éclate plus en sanglots dès qu’elle n’est plus dans mes bras.
Elle ne fait pas encore ses nuits mais nous sommes sur la bonne voie. Elle n’hurle plus jusque 3h du matin et ne s’endort plus d’épuisement.

Chez nous cette séance a été une véritable réussite. Nous baignons désormais dans une ambiance zen à la maison. Pour en avoir parlé à mes sages-femmes pendant mes séances de rééducation, elles m’ont confirmé avoir eu beaucoup de retours positifs d’autres mamans sur cette méthode. Je compte également faire quelques séances pour moi même dans un avenir proche.

La séance m’a coûté 45EUR. Ce n’est pas remboursé par la sécurité sociale mais certaines mutuelles prennent en charge cette pratique.

Pour plus de renseignements je vous invite à visiter ce site microkinesitherapie.fr

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