Je n’aime pas être enceinte, et alors ?

je n'aime pas etre enceinte

Sujet légèrement délicat aujourd’hui voir tabou pour certaines mais je tenais à l’aborder. Je n’aime pas être enceinte et je l’assume. Quelques filles sont venues me parler en privé pour m’expliquer qu’elles avaient les mêmes ressentis mais qu’elle n’osaient pas en parler. Pourtant nous sommes beaucoup à être dans ce cas, mais le plus souvent terrées dans le silence ! Pourquoi ce sujet est t-il autant tabou chez les futures mamans ?

Les seules fois où j’avais pensé à la grossesse avant d’être enceinte, je m’imaginais vivre 9 mois dans un épanouissement total. Pratiquer toutes les activités prénatales possibles, aquagym, yoga…. Préparer l’arrivé de bébé avec un conjoint présent à mes côtés, vivre tout cela sans stress et sans restreintes. La vie a finalement décidé que cela se passerait autrement et à l’heure actuelle voici mes principaux sentiments vis à vis de cette grossesse.

La surmédicalisation et ses angoisses 
Nous avons beaucoup de chances de pouvoir bénéficier de suivis et d’examens à la pointe de la technologie. Personnellement et sûrement à cause de mes antécédents, le moindre rendez-vous médical, la moindre attente d’un résultat est devenue une véritable source d’angoisse. Les visites à répétition au laboratoire (1 fois par semaine au premier trimestre pour ma part), les messages des médecins sur mon répondeur me demandant de rappeler le plus rapidement possible ont accentué mes craintes et m’ont encore plus fatigué. Je me sentirai juste tellement plus rassurée lorsque j’aurais ma fille avec moi en pouvant l’observer directement.

Je n’existe plus 
Dans un sens, tout le monde est à nos petits soins. Dans l’autre on se sent carrément délaissé. Toutes les questions que l’on nous pose tourne autour de bébé. Son sexe, son prénom, le futur mode de garde. Est-ce que l’on compte l’allaiter ? Est-ce que l’on va pratiquer le co-dodo ? Et bien d’autres interrogations sur ce petit être à venir. Mais au final, peu sont ceux qui demandent comment se sent au fond la future maman. Comment vivons nous intérieurement l’arrivée de ce bébé ? Comment nous sentons nous en tant que femme tout simplement et non en tant que future mère ? La société, les films, les séries, les publicités ont crée cette image de la femme enceinte parfaite et complètement épanouie. Automatiquement, la plupart des gens assimilent cette image surfaite de la maternité à la réalité… (Je sais que certaines personnes prendront ce point pour de l’égoïsme dur et pur mais cela n’est pas le cas !)

Mon corps ne m’appartient plus 
Je me vois comme un « incubateur » et j’ai beaucoup de mal à l’accepter. Je n’ai aucun contrôle sur mon corps. La douleur l’emporte toujours. La fatigue l’emporte toujours. Ma grossesse est assez difficile et je vis très mal le fait d’être constamment au repos. La moindre petite sortie comme simplement faire ses courses est en enfer. Si je ne me mets pas à boiter comme un canard, je fais un malaise…. Et j’ai beau me dire « C’est dans ta tête, résiste ! », rien n’y fait ! Je sais que certaines femmes ont du mal à accepter les changements physiques de leur corps, personnellement j’ai assez de chance de côté là. Je ne suis pas touchée par ce mal-être.

Les symptômes physiques 
Nausées, vomissements, hyperemesis gravidarum, malaises à répétition, migraines, fatigue extrême, insomnies, sciatique, douleurs pelviennes…. Aujourd’hui, à 28SA, j’ai dû avoir ce fameux regain d’énergie où je me sentais bien pendant à peine 2 semaines et demi… Et je sais par avance que le dernier trimestre est l’un des plus compliqué…


Voici quelques astuces pour vous libérer un peu l’esprit : 

Ecrire : Personnellement cela me fait beaucoup de bien d’écrire et de poser des mots sur mes ressentis. Je possède un petit carnet ou je me confie sur différents sujets depuis le début de ma grossesse. Une sorte de journal intime.

Méditer : J’ai commencé à pratiquer la méditation en janvier bien avant le début de ma grossesse. Maintenant cela m’aide beaucoup pour me relaxer et oublier ce qu’il se passe dans mon corps physique quelques instants. Pour les débutants, je vous conseille les méditations guidées qui vont aideront à ne pas perdre le fil. Il y’en a une centaine juste ici 🙂

Communiquez avec bébé :  Pour ma part impossible de parler à mon ventre, je n’y arrive pas. Par contre nous avons nos petits moments d’échanges d’une autre manière ! Je lui fais écouter de la musique, et surtout je donne des petites pressions sur mon ventre. Et ma fille me redonne un coup dans les secondes suivantes ! Lorsque le moral est au plus bas cela fait beaucoup de bien !

Déculpabilisez : Vous n’êtes pas la seule à ne pas aimer la grossesse ! Recherchez des témoignages, parlez avec d’autres femmes dans votre cas. Ne vous morfondez pas, vous êtes tout à fait normale 🙂

Consultez un professionnel : Si cela ne va vraiment pas et que vous en ressentez le besoin, n’hésitez pas à consulter un professionnel. Il n y a aucune honte à avoir ! Renseignez-vous auprès de votre maternité, certaines ont des psychologues dédiés aux futures mamans dans leur service.


Attention ! Beaucoup de personnes font l’amalgame entre « aimer la grossesse » et « aimer son enfant ». Ce sont deux choses complètement différentes et à part ! Précisons également que le fait de ne pas aimer sa grossesse n’a aucun impact sur le fœtus comme l’ont déjà informé les professionnels.

Je termine cet article par un beau débat sur le sujet dans l’émission « La Maison des Maternelle ». N’hésitez pas à partager vos expériences ici.

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Top 5 des symptômes de grossesse relous !

symptômes de grossesse

Outre les symptômes de grossesse « standards » que tout le monde connait, j’ai été étonnée d’être confrontée à certaines manifestations plutôt incongrues….  Entre surprises et mythes qui s’avèrent finalement véridiques, voici un petit recap des 5 symptômes de grossesse bien relous (et parfois drôles aussi, avouons le !)

Les troubles de la mémoire et de la concentration : De base j’ai plutôt une mémoire d’éléphant. Je me souviens d’absolument tout. Le genre de personne qui peut relever une petite remarque dans une conversation et la ressortir bien des mois plus tard. Je n’ai pas spécialement besoin de noter mes rendez-vous médicaux car je les retiens tous en tête. Ça, c’était AVANT la grossesse.
En ce moment, je ne me souviens de rien. Je perds facilement le fil d’une conversation. Je peux parler et me retrouver avec un gros trou de mémoire et ne plus savoir ce que je disais quelques secondes auparavant. Me voilà obligée de noter tous mes rendez-vous et de mettre des rappels 48h avant. J’ai beaucoup de mal à me concentrer sur un film en entier, et moi qui pouvait dévorer un livre en 3 jours par le passé, je dois réussir actuellement à lire 3 pages par jour….

Les hormones et l’hypersensibilité : Le mythe de la femme enceinte qui pleure pour un rien. Je pensais que c’était une exagération comme cette fameuse envie de fraise. Je suis quelqu’un qui contient toutes ses émotions et qui ne laisse jamais rien paraître. Que ce soit la colère, le stress, l’amour… J’ai toujours cette carapace de protection qui selon moi me permet de moins souffrir. Maintenant, je pleure pour un rien. Une chanson, quelques notes de piano, une publicité qui joue sur la corde sensible. En fait il y a même des fois ou j’ai envie d’éclater en pleurs sans aucune raison. Je n’ai plus aucune patience, je m’énerve et me vexe pour 3 fois rien. Je ne supporte que peu de choses et parfois peu de gens ! Vous voyez Rachel dans Friends à la fin de sa grossesse ? C’est un peu moi…

Les saignements de nez et de gencives : J’ai commencé à saigner des gencives avant même de savoir que j’étais enceinte. J’avais mis ça sur le dos de ma nouvelle brosse à dents peut-être trop rigide…. Les saignements de nez eux sont arrivés vers les 10SA et se sont arrêtés il y’a seulement 2 semaines (à 25 SA). J’ai du dormir avec une serviette pour éviter de jeter mon linge de lit (le coup du réveil en pleine nuit avec l’oreiller plein de sang, une fois mais pas deux !).

Les troubles oculaires : Apparemment très peu de femmes sont touchées par ce symptôme de grossesse. Je n’y ai pas échappé. Des yeux supers secs, qui brûlent et une vue parfois légèrement floue… Le problème n’a duré que 2 semaines et a été réglé par des gouttes hydratantes.

La démarche en canard : Je pensais que la marche façon canard ne serait pas pour moi étant donné que je n’ai quasiment pas de ventre comparé à la plupart des autres filles au même stade que moi. Que nenni ! Depuis 2 semaines, j’ai d’horribles douleurs au niveau du bassin. Marcher plus de cinq minutes est une horreur. Monter ou descendre de voiture me prend un temps fou. Du coup mon corps a naturellement adopté cette démarche qui me soulage quelque peu lorsque je me déplace. En attendant je redoute la fin de grossesse quand bébé pèsera bien plus lourd !

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J-100 avant le terme de ma grossesse, mes ressentis

shooting grossesse

Me voila à J-100 avant la date du terme de ma grossesse. C’est assez bizarre de se dire que l’on est à moins de 100 jours de notre grande rencontre avec bébé. Un mélange d’excitation, d’impatience, de peur, de pression….

Côté grossesse : Extrêmement fière du chemin parcouru jusqu’ici. Malgré les soucis de santé, les semaines alitées, les visites en urgences chez différents médecins, les heures à vomir jusqu’au sang…. Sentir bébé bouger redonne une force inépuisable lorsque l’on se sent au bout du rouleau. Je n’ai pas honte de dire que je fais partie des ces femmes qui n’apprécient pas la grossesse. J’ai l’impression que c’est tabou, certaines filles m’ont dit qu’elles n’osaient pas exprimer le fait qu’elles n’aimaient pas être enceinte (je pense d’ailleurs faire un article sur ce sujet).
Je n’ai pas d’angoisses particulières sur l’accouchement, pour l’instant je suis encore dans l’inconnue sur le fait de pouvoir accoucher naturellement ou pas (à voir selon les radios du bassin que je dois passer au 8eme mois et l’évolution de la grossesse). J’espère pouvoir repasser en suivi normal le mois prochain et quitter le service à risques.
Côté bébé, tout a l’air de bien aller pour elle. Elle est assez active, surtout la nuit. J’ai un peu de mal contrairement à d’autres mamans à tisser un lien « in utero ». Je n’arrive pas par exemple à parler à mon ventre. Par contre nous avons notre petit jeu ou je fais quelques pressions sur mon ventre avec mes doigts et Mademoiselle me redonne un coup dans les secondes suivantes. Je lui fais écouter beaucoup de musique et je peux déjà vous dire que les coups affluent dès que je mets du Lenny Kravitz (ça promet !) ou du Julien Doré ! J’ai hâte de la voir et de la serrer contre moi, je me sens complètement prête à l’accueillir et à la combler d’amour.

L’équipe médicale : J’ai énormément de chance d’avoir une équipe médicale qui est attentive à mes moindres besoins et toujours à mon écoute. Que ce soit mes deux gynécologues, mon médecin traitant, la secrétaire et l’infirmière du laboratoire d’analyses (qui me connaissent bien maintenant avec mes passages toutes les semaines jusqu’au 20SA) ou la sage-femme qui s’est occupée de moi avant que je passe au service « grossesses à risque ». Ils prennent tous le temps à chaque visite de vérifier que tout va bien chez bébé et chez moi, de me laisser m’exprimer sur mes inquiétudes, mes doutes. Ils se souviennent même des prénoms pour bébé que j’avais dans ma liste de départ ! Mes deux gynécologues m’ont même donné leurs adresses mails pour pouvoir les contacter à tout moment.

L’entourage : La grossesse m’a permis de faire un bon tri dans mon entourage. Basta les personnes négatives, qui ne pensent qu’à leurs petites personnes et qui ne te contactent que lorsqu’ils sont dans le besoin. Ma maman est devenue un véritable pilier alors que notre relation était très conflictuelle depuis des années. J’ai des amis formidables qui sont à mes petits soins et qui gâtent déjà (trop pour certains hein !) ma fille.

Les copines du net : Whoua ! Quel magnifique soutien j’ai trouvé parmi certaines mamans (solos ou pas). Je ne pensais pas que créer un compte instagram pour raconter mes maux de grossesse allait prendre une telle ampleur. J’ai trouvé un véritable réconfort auprès de certaines filles. Merci les nanas ! Plusieurs filles m’ont contacté à la suite de la publication de mon histoire sur ce blog, pour partager leurs histoires, parler de nos doutes, de nos ressentis. N’hésitez pas à venir me parler, je suis toujours disponible pour échanger, conseiller si je le peux et échanger nos astuces.

Le géniteur : Mon ressenti face au géniteur s’améliore de jour en jour. Même si il y a encore des rechutes, l’amour s’efface peu à peu, le cœur panse ses plaies. Tout cela laisse place parfois à la haine, la colère. Une profonde envie de le voir souffrir. Parfois juste de l’indifférence. Je crois qu’un de mes seuls regrets restera de ne pas lui avoir dit à l’époque où tout allait bien à quel point je tenais à lui et que c’est sans doute l’homme que j’ai le plus aimé jusqu’à présent. Comme m’a écrit ma maman par message « Il n’a aucun sentiments, ni pour toi, ni pour la petite, ni pour son entourage. Il n’aime que lui« . Je crois profondément au Karma et je sais que tôt ou tard la vie lui rendra la monnaie de sa pièce à sa juste valeur. A l’heure actuelle je n’ai plus aucun espoir sur le fait qu’il puisse vouloir voir sa fille et faire partie un minimum de sa vie. Que ce soit avant ou après sa naissance. En attendant je respire de pouvoir vivre ma grossesse sans menaces et sans poids.

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Le Premier Trimestre : l’enfer sur Terre

On m’avait dit que le premier trimestre était le plus difficile. Mais je n’étais pas du tout préparée à ce que j’ai pu vivre.

Le premier symptôme auquel j’ai fait face a été une fatigue intense. Je dormais littéralement tout le temps. Moi qui d’habitude avait toujours eu du mal à m’endormir le soir, je tombais comme une loque à 21h30 pour me réveiller le lendemain à 9h00.  Je devais ensuite refaire une sieste de 10h30 à 11h45. L’après-midi, je retombais dans les bras de Morphée de 13h30 à 16h00… Je pouvais lutter tant bien que mal pour rester éveillée, c’était impossible. Dans mon « malheur » avec mes problèmes de thyroïde (qui n’arrangeait pas les choses non plus), mon médecin m’avait prescrit un arrêt maladie.  Mais cette fatigue, avec le recul, n’était rien comparé à ce qui m’attendait pour la suite….

J’ai ressenti mes premières nausées vers les 7SA. Rien de bien méchant au début… Et puis, plus les jours ont passé, plus elles s’intensifiaient. Rapidement, j’ai remarqué que le sucré parvenait à les atténuer. Une fraise tagada par ci, un dragibus par là et c’était terminé pour environ 1h00.

Vers les 9SA, j’ai repris le boulot, pour une semaine avant mes congés. C’est à ce moment là que le véritable enfer a commencé. Les vomissements ont fait leur apparition. Une fois au moment du réveil d’abord. Puis une autre fois dans la matinée. Puis une autre fois dans l’après-midi.  Je me retrouve en vacances, j’annule mes projets, impossible de bouger de chez moi. Je vomis à longueur de journée. Ma gynéco me prescrit un anti vomitif. Aucun effet. On essaye l’homéopathie. Aucun effet. Je commence à perdre du poids. Elle me propose une première fois l’hospitalisation. Je refuse.

J’essaye de retourner travailler après mes vacances. J’ai tenu deux jours. Je devais conduire avec un sac plastique sur le siège passager et m’arrêter plusieurs fois pour vomir dedans. Je commence même à vomir la nuit en plus de la journée. Ma gynéco décide de m’arrêter et me propose une nouvelle fois un séjour à l’hôpital que je refuse de nouveau.

Je suis exténuée, les seules choses que j’arrive à garder sont des biscottes et des nouilles chinoises. Je vomis jour et nuit, dans les toilettes, dans mon seau à coté de mon lit et même quelques fois par terre chez moi… Je n’ai plus aucune force, je fais des malaises dès que je suis debout plus de 5 minutes. Je commence à avoir des migraines insupportables. Je passe mes journées dans mon lit, dans le noir complet sans aucun bruit. Mes vomissements et mes spasmes me déclenchent des crises d’asthme. Comme je n’ai quasiment rien à rejeter, je vomis de la bile acide et de la mousse blanche. Je me retrouve plusieurs fois en pleine nuit assise dans mes toilettes en train de pleurer et à me demander si j’ai vraiment bien fait de continuer cette grossesse. Et je culpabilise quelques secondes plus tard d’avoir des pensées comme ça.

Une des choses les plus difficile en plus du fait d’être autant malade est sans doute la réaction de l’entourage. Personne (sauf quelques exceptions) ne comprend. On te sort « bah oui c’est normal d’avoir des nausées quand on est enceinte » des « tu es sûre que c’est pas dans ta tête ? » ou encore des « Tu n’exagères pas un peu ? ». Evidemment, ça m’amuse tellement d’être au lit toute la journée et de vomir mes tripes.  J’ai également eu le droit au « Oh ça va c’est que les trois premiers mois », chose qui s’est avérée fausse pour moi étant donné que ma situation s’est améliorée seulement vers les 19SA.

Vomir m’a tellement traumatisé que les autres tracas du premier trimestre sont devenus insignifiants pour moi. Parmi eux, j’ai connu les saignements de nez assez fréquents, les saignements de gencives et une grosse poussée de boutons (acné et de fièvre…glamour…).

Côté médical, un suivi accru à cause de mes problèmes de thyroïde. Un faux diagnostique d’œuf clair. Une injection intramusculaire d’antibiotiques en urgence suite à une infection qui m’a fait passer dans le service « Grossesse à Risques. En résumé je voyais ma gynécologues toutes les 15 jours et mon médecin traitant toute les semaines. Une angoisse constante en imaginant le pire.

Je garderai vraiment un mauvais souvenir de ce premier trimestre qui a été un enfer. La seule chose positive qui me restera en tête sera l’échographie des 12SA avec l’annonce du sexe. Une petite fille 🙂

Et vous, comment avez-vous vécu ce premier trimestre ? 

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