Témoignage Maman Solo : Carline

J’ai rencontré mon ancien compagnon lors d’un séjour linguistique à Los Angeles. Nous avons évolué assez rapidement. Lui avait déjà un enfant que j’ai totalement accepté. J’ai d’ailleurs adoré prendre le rôle de “belle maman” et j’étais très impliquée dans sa vie. Après 1 an de relation et un appartement en commun, il m’a demandé en mariage et j’ai accepté. Le mariage on en parlait mais c’était plutôt compliqué ma famille étant en Suisse et la sienne aux États Unis. Nous n’étions pas pressés de nous marier. On voulait que ce jour soit parfait avec les gens qu’on aiment. J’ai appris ma grossesse après 5 ans de relation et le mariage était prévu pour l’année suivante.

J’ai découvert ma grossesse à 6 semaines à cause d’une absence de règles. Je l’ai annoncé directement après au papa qui était très heureux. Pour ma part c’était dur : j’étais jeune, je n’avais pas terminé mes études et lui n’avait pas vraiment un bon travail. A deux mois de grossesse j’ai appris qu’il me trompait. A l’époque j’habitais aux États Unis chez lui et un vol retour était prévu pour le lendemain. Cependant; je pensais revenir. Au moment du départ sa sœur m’a clairement dit qu’il était mieux pour mon bébé et moi de ne pas revenir car elle savait que son frère serait un mauvais père. J’ai donc décidé de partir sans vraiment savoir si oui ou non j’allais revenir.

Quand je suis parti il était persuadé que j’allais revenir et lui pardonner comme je l’avais toujours fait. Malgré ça il pleurait ce qui m’a toujours semblé bizarre étant donné que je doutais de son amour pour moi. Ensuite j’ai appris que même si je le voulais je ne pouvais pas accoucher aux USA comme mon assurance ne prenait pas en charge les frais hospitaliers à l’étranger. Les mois ont passé sans vraiment savoir si nous étions toujours un couple ou pas. Je me posais beaucoup de questions et chaque jour qui passait sans nouvelle de lui je me sentais plus libre. J’ai donc décidé de lui écrire que c’était terminé. Il n’y a jamais vraiment cru même quand il est revenu quand mon fils avait 6 semaines il était persuadé qu’on était encore quelque chose. Mais pour moi ce n’était plus le cas. Il avait promis d’être présent une semaine avant le terme et je devais le prévenir si bébé arrivait plus tôt ce que j’ai fait sans réponse

 J’ai enfin accouché en octobre 2016 et j’ai averti son père qui n’a pas daigné à répondre. Les semaines suivantes, je n’y pensais plus. Mon fils était là et j’étais comblée.

Quand mon fils avait 6 semaines son père a voulu refaire surface. Avec des promesses qu’il n’a pas tenu et il a abandonné une nouvelle fois son rôle de père. Depuis plus de nouvelles, ni pour les anniversaires, Noël etc. Je le vis bien. Une procédure au tribunal a été entamé et le tribunal a reconnu son fils pour lui ( sans son accord) car il n’a jamais répondu aux lettres du juge. Donc oui mon fils a un père qui ne l’a au final pas vraiment reconnu car c’est le tribunal qui l’a fait pour lui. Il est condamné à me verser une pension alimentaire et des indemnités ainsi que tout l’argent qu’il aurait dû verser depuis la naissance. Je sais et je suis certaine que je ne vais jamais voir cet argent et comme il vit à des milliers de km dans un autre pays le gouvernement ne fait rien. Donc il ne paye pas et nous n’avons pas plus de nouvelles.

L’avenir je le vois magique car j’ai mon fils près de moi. On a une vie incroyable avec des gens qui nous aiment plus que tout. J’ai un travail, une maison et tout ce dont on a besoin sans avoir besoin de son argent. J’ai peur des questions que mon fils posera plus tard mais je sais que le jour venu je saurais quoi lui dire et je ne lui cacherai pas qui est son père. J’économise chaque mois de l’argent pour un voyage aux USA. Si un jour il me demande d’aller voir son papa alors on sautera dans l’avion. Et on ira retrouver son père. L’opinion que j’ai de lui, je ne veux pas que mon fils pense la même chose. C’est à lui de dire si papa est bien ou pas.

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Témoignage Maman Solo : Clémence

témoignage maman solo
Ce blog devient le votre ! Désormais retrouvez chaque semaine des témoignages de mamans solo ! Pour inaugurer cette catégorie, j’ai le plaisir de laisser Clémence vous raconter son histoire. N’hésitez pas à lui laisser des petits messages en commentaires si le cœur vous en dit. Merci Clémence pour ta confiance et ton témoignage.

 


Je m’appelle Clémence. A 20 ans j’ai rencontré quelqu’un, ça été très rapide. J’avais envie d’indépendance et de vivre quelque chose de fort. Il m’a rapidement coupé de ma famille et de beaucoup d’amis. Il m’a promis beaucoup de choses. Il voulait un bébé.  Moi et ma naïveté avons accepté. Au bout de 5 mois de relation j’étais enceinte et à ce même moment il a changé. Le masque est tombé. Un soir il est rentré saoul et a essayé de lever la main sur moi. J’ai pris mes affaires et je suis parti. Ce fût la meilleure décision que j’ai pu prendre dans ma vie. Cette petite vie au fond de moi ne méritait pas une vie minable. Je suis donc revenue chez mes parents leur annonçant cette double nouvelle. Ils m’ont parlé d’avortement mais je refusais ce mot. Ce bébé je l’avais choisi, je l’assumerai quoiqu’il arrive.

 

Cela a été une torture psychologique tiraillée entre cette rupture et cette grossesse. Ce moment qui dans la vie d’une femme est heureux a été pour moi très difficile. Annoncer cela en sanglots à toute ma famille, entendre des réflexions désobligeantes d’esprits très fermés. Ma maman n’a pas supporté et m’a « demandé » de partir. Je me suis retrouvée le soir même dans un foyer pour femme. Ma situation : pas d’emploi, pas de logement et enceinte de 3 mois. Je ne pouvais pas descendre aussi bas et mettre au monde mon enfant dans ce contexte.  J’ai remué ciel et terre pour trouver des aides, un logement abordable, renouer avec ma famille et préparer l’arrivée de mon bébé. Deux mois plus tard, j’étais dans mon joli appartement avec peu de meubles mais le nécessaire.

 

Et le « papa » dans tout ça ? J’ai essayé de l’impliquer dans la grossesse. Il était très instable, un jour il me demandait d’avorter, le lendemain il voulait m’imposer un prénom… J’ai dû déposer plainte contre lui car je ne supportais plus ses insultes. Mais pour mon enfant, je l’ai convié à l’échographie morphologique. Le but n’était absolument pas de me rabibocher avec monsieur mais que mon enfant ne me reproche pas d’avoir écarté son père de lui. En parallèle j’ai vu une avocate, pour y voir plus clair. Nous avons préparé un dossier, au cas où il voudrait le reconnaître. A cette époque je ne connaissais pas ses intentions et je voulais à tout prix préserver mon bébé. D’ailleurs désormais je ne parlerai plus papa mais de géniteur.

 

Durant la grossesse, le manque d’un homme a été bien présent. Je me revois assise dans une allée IKEA à pleurer en voyant un papa parler tendrement à sa femme enceinte en choisissant le lit. Moi a côté d’eux j’essayais de saisir le même carton. Seule. Je me souviens aussi que je souffrais de ne pas avoir le regard amoureux d’un homme sur mon corps qui changeait. J’ai pleuré de longues heures les dimanches en préparant la chambre de mon bébé. Je jalousais les femmes en couple… En 6 mois j’ai pu pardonner à mes parents. Pour essayer d’oublier tout cela j’ai demandé à ma maman de m’accompagner le jour de l’accouchement.

 

Quand ma fille est née tous mes doutes se sont dissipés, la vie est devenue belle. Ma fille a mis de la couleur dans ma vie en noir et blanc. J’ai attendu d’avoir mon livret de famille pour annoncer la naissance au géniteur. Celui-ci ne l’a pas reconnu. Il m’a contacté un mois après pour je cite « avoir notre fille tout un week-end ». Je lui ai dit que mon bébé n’était pas un bébé chien et que légalement il n’était personne. Je n’ai plus jamais eu de nouvelles.

 

Être maman de cette petite merveille m’a rendu forte et heureuse. Quelques jours après les 1 an de ma fille je me suis lancée dans un BTS en alternance. Je voulais plus que tout avoir un diplôme, rendre ma fille fière et lui garantir une vie décente. Rien n’a été facile, les galères d’argent (et oui la CAF ne fait pas tout surtout quand on travail. J’ai même dû faire un prêt pour payer l’assistante maternelle aux 3 ans de ma fille pour finir mes études). J’étais épuisée, je ne menais pas la même vie que les gens de mon âge. Mais je ne regrette rien et cela a été de merveilleuses années. Ma fille est merveilleuse et sans elle je n’aurais pas fait le quart de tout ça. Elle est ma force, ma plus grande fierté. Quand on me dit que je suis forte je réponds que moi je ne le suis pas mais ma fille l’est. Être maman solo c’est ça, mais c’est aussi : de l’amour puissance infini, un lien très particulier avec son enfant, faire des choix sans se battre avec le papa, une raison de se battre au quotidien, tous les câlins et bisous rien que pour soi, de la fierté… Je n’ai jamais regretté mes choix et je suis très fière d’avoir eu cette petite fille seule.

 

Ma fille a toujours été au courant de son histoire, je lui ai toujours expliqué avec des mots simples. Je ne voulais absolument pas que cela soit un secret et que ça explose. A sa première rentrée j’ai appuyé cela, car j’avais très peur des questions des autres. Mais quand on lui parlait d’un papa elle répondait naturellement qu’il ne vit pas avec elle et qu’il ne s’occupe pas d’elle. Mes parents sont gagas de ma fille, leur première petite fille et désormais depuis qu’ils ont posé les yeux sur elle, ils tueraient pour son bonheur.

 

Quant à moi, j’ai essayé de rester une femme dans ma vie de maman solo. J’ai eu des histoires mais je n’ai jamais voulu trop m’impliquer ni avoir de projet. D’ailleurs je clamais haut et fort que je n’aurais jamais d’autres enfants, que ma fille serait la seule et l’unique, qu’elle suffisait amplement à mon bonheur. J’avais rencontré un homme lorsque ma fille était bébé mais je n’avais pas voulu vivre quelque chose avec lui. Nous étions resté en contact, il était devenu un ami, un confident.

 

Et pourtant 4 ans après j’ai compris que peut-être lui seul pouvait me faire changer. Cela fait 2 ans aujourd’hui, nous vivons ensemble, ma fille l’appelle papa (elle sait que ce n’est pas lui son papa biologique mais c est lui qui l’aime, s’en occupe et la nourrit). Je ne suis pas facile en couple, j’ai peur de l’abandon et à la fois je cherche le conflit. Mais il est très patient et s’accroche. Professionnellement, moi qui partait sans diplôme sans rien, j’ai aujourd’hui un CDI. Mon BTS obtenu avec d’excellentes notes m’a ouvert des portes. Et ma fille est très fière de sa maman.

 

Après de grosses remises en question, j’ai enfin franchi le cap de me dire que je pouvais revivre une grossesse et avoir un enfant avec quelqu’un. Je suis enceinte de 4 mois et je vis les choses très différemment car il faut partager tout cela avec quelqu’un et accepter le fait qu’il ne nous abandonnera pas.

 

Être maman solo a été la plus belle expérience. Je ne dit pas que cela a été facile, il y a eu des pleurs, des doutes, des choix à faire. Mais je ne regrette pas et l’amour de ma fille efface tous ces moments difficiles. On garde des séquelles de cela, je vis en couple et pourtant je pense toujours comme une maman solo, notamment pour les décisions et pour gérer le budget. Et j’appréhende beaucoup le fait d’avoir un bébé « à deux ». Je conseille aux mamans solo d’être fière, ne baissez pas la tête, n’ayez pas honte, battez vous toujours pour vos petits ! La vie vous réserve des surprises même si parfois on croit que le destin s’acharne sur nous. Tout est possible quand on est porté par l’amour d’un enfant. J’espère de tout cœur que ma fille comprendra tous mes choix, et que j’ai fait tout cela par amour, pour elle, l’amour de ma vie.
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Post-Partum : le bilan !

Selon les différentes définition que l’on peut trouver, la période post-partum débute à l’accouchement et se termine lors du retour des règles. Le timing est donc idéal pour écrire cet article, puisque j’ai eu mon retour de couches il y a deux semaines…

Les Premiers Jours

Comme je vous l’avais déjà raconté dans mon récit d’accouchement, j’ai plutôt été chanceuse. Pas de gros dégâts à déplorer à part un mini mini point qui ne m’a jamais fait souffrir. La seule petite chose qui m’a embêté c’est que des nerfs au niveau de la vessie ont été « abîmés » pendant l’accouchement. Plus de 10h00 après avoir accouché, je ne ressentais pas l’envie d’aller uriner alors que ma vessie était pleine. La sage-femme me force à aller aux toilettes mais impossible d’y parvenir. Me voila donc sondée. Autant je n’avais rien senti avant l’accouchement étant donné que j’étais sous péri, là c’était autre chose. Pas douloureux, mais on ne va pas se mentir, pas agréable du tout. J’ai réussi à y retourner par moi-même 5h00 après. Par contre j’ai du me mettre un rappel sur mon téléphone pendant quelques jours car je ne ressentais toujours pas l’envie d’y aller. Au niveau des loochies, j’ai eu des pertes pendant 4 jours.
S’il y’avait quelque chose que je redoutais, c’était le baby blues. Je savais que cela arrivait à énormément de Mamans. Et j’étais certaine que j’allais l’avoir. Déjà parce que je suis assez sensible de base. Et je pensais que ma situation de solo ferait empirer la chose. J’avais lu que le troisième jour était celui où les hormones retombaient le plus. Les sages-femmes m’avait également prévenu. Alors je l’attendais de pied ferme ! Et finalement il ne s’est rien passé. Je n’ai pas ressenti de chamboulement niveau hormonal. J’étais trop déterminée à réussir mon allaitement. Pas de stress, pas de remise en question, pas de baisse de moral. Au contraire j’étais assez enjouée. Enceinte, j’avais peur de ne pas aimer mon bébé tout de suite, de ne pas avoir cet instinct maternel, de mal faire les choses. Dans mon cas, dès que j’ai vu Mila tout s’est fait naturellement en un éclair de seconde. L’équipe médicale de ma maternité m’a vraiment chouchouté et accompagné tout au long de mon séjour. Je n’étais pas un simple numéro de chambre dans une usine. J’ai refusé les visites avec une exception pour ma mère et ma sœur. J’ai trouvé le séjour fatiguant, les entrées constantes du personnel médical à longueur de journée et de nuit. Et la mise en place difficile de mon allaitement n’a pas aidé la chose.
Je me souviens avoir pleuré une seule fois, quelques secondes. Un soir alors que Mila dormait dans mes bras. Je la regardais, chaque détails de son visage, en me demandant comment j’avais pu réussir quelque chose d’aussi parfait.

Les mois suivants

Le retour à la maison a été fait en douceur. Je ne me suis jamais pris la tête à faire des listes de choses à faire impérativement. Avant d’être embêtée par son RGO, Mila dormait beaucoup. Et moi je dormais aussi ! J’ai voulu me reposer au maximum. Donc c’était siestes à gogo. Mes proches nous ont rendu visite petit à petit. Je ne voulais pas trop de monde à la maison en même temps. Et puis le fait d’avoir des visites espacées, c’est qu’on ne se retrouve jamais seul trop longtemps :).
Alors bien sûr j’ai eu des baisses de moral. La vie n’a pas été rose tous les jours. Mais cela a débuté lorsque Mila a commencé à souffrir de ses reflux, qu’elle ne dormait quasiment pas et qu’elle pleurait de douleurs à longueur de temps. La fatigue et le fait de se sentir impuissante m’a fait pleurer plus d’une fois. Avant d’avoir Mila je ne comprenais pas toutes ces mamans qui disaient ne même pas avoir le temps de se laver les cheveux… Et finalement j’ai compris. Je prenais mes douches en 1 minute top chrono. Mes cheveux étaient toujours attachés en chignon à la va vite. Je les démêlais lorsque je les lavais et ensuite c’était fiesta jusqu’au prochain lavage. D’ailleurs ils ont bien morflé et j’ai coupé mes longueurs en mars. Plus le temps d’entretenir tout ça !
Honnêtement, je ne vais pas vous dire que j’ai pris soin de moi. Parce que ce n’est pas du tout le cas. A l’heure actuelle, j’ai toujours un bon pour 1h de massage que j’ai eu à Noël, et je ne l’ai toujours pas utilisé. La chose dont j’ai le plus de mal à accepter c’est le coup de vieux que j’ai pris en quelques mois. Je me suis regardée plus d’une fois dans un miroir sans me reconnaître. J’ai pleuré en regardant des photos d’avant et en voyant ma tête actuelle. J’ai beaucoup de mal à retrouver une identité. Je ne suis plus celle que j’étais avant mais je n’ai pas encore totalement apprivoisé celle que je suis aujourd’hui. Je me cherche. Je n’aime plus mes anciens vêtements et quand je me retrouve dans un magasin je ne sais pas quoi acheter car rien ne me correspond. L’avantage c’est que j’ai appris à m’aimer au naturel, sans mon trait eye-liner et mon charbonneux qui m’étaient avant indispensables.
On dit souvent qu’il faut savoir prendre du temps pour soi, pour se retrouver. En étant solo c’est impossible. Mila a commencé la crèche depuis 3 semaines et je suis encore dans toutes les corvées accumulées durant ces derniers mois à faire.
Concernant le retour de couches, je l’ai eu aux 6 mois de bébé (1 mois après qu’elle prenne un repas complet sans tétée le midi). Très peu de pertes et aucune douleur. On verra comment les prochains cycles se réguleront.

Périnée, mon cher ami

Ce fameux petit muscle… Auquel on ne pense pas… Jusqu’au moment de la grossesse…. Après avoir poussé en vain pendant 25 minutes, je me disais que mon périnée allait prendre très cher. Quand la sage-femme m’a dit « périnée intact » après l’accouchement, je me suis dit « cool, je vais pouvoir refaire du sport rapidement et peut-être passer à coté de la rééducation… ». Bon déjà j’avais espoir d’avoir assez la patate pour reprendre le sport assez vite… J’en rigole maintenant… Et périnée intact ne veut pas dire périnée en super méga forme !
Deux mois après mon accouchement, me voila à mon rendez-vous bilan chez la sage femme. J’y vais super confiante car je n’ai aucun signe de faiblesse (pas de fuite urinaire, j’arrive à me retenir longtemps etc…). Après les tests, le verdict tombe : 1,5/5. La douche froide ! La sage-femme me prescrit 8 séances et me certifie que je vais vite récupérer. Après 8 séances de rééducation (avec sonde) en 1 mois, me voilà à 3,5/5. Pour moi c’est nul, je veux arriver à 5 ! Etant donné que j’allaite toujours, on m’informe que le muscle ne peut pas récupérer sa tonicité totale avec les hormones. On me propose de revenir refaire un bilan après l’allaitement si je le désire et peut-être de refaire quelques séances au besoin. A l’heure actuelle, je sens que mon périnée s’est encore renforcé depuis la fin des séances.

Le Poids

(Attention, ceci est mon expérience personnelle. N’oubliez pas que chaque femme est différente. Nous avons toutes des métabolismes différents, des modes de vie différents… Nous ne sommes pas toutes égales pour la perte de poids post-partum).
Je parle en dernier de ce que tout le monde attend… le poids ! Comme je le disais dans mon article sur le troisième trimestre, j’ai pris entre 18 et 20kg pendant ma grossesse. J’ai vraiment explosé le compteur sur le troisième trimestre (à tel point que mon gynéco Français a hésité à me refaire faire le test du diabète). Déjà, je me suis fait plaisir car les vomissements et nausées étaient enfin derrière moi. Mais j’ai surtout fait énormément de rétention d’eau. Et j’ai été mise au repos total avec mes contractions. En gros j’ai passé ma grossesse entière alitée. Les deux premiers trimestres à cause de mes vomissements et mon anémie, le dernier à cause des contractions. J’ai mangé en grosse quantité à la fin. Par contre des grosses quantités de légumes (J’ai fait une fixette sur les poireaux et les épinards…).
En sortant de la maternité, j’avais perdu 8kg. Je ne me suis pas prise la tête, j’ai voulu profiter de tout ce que je n’avais pas pu manger pendant des mois. Et en plus c’était la période de Noël ! Sushis, charcuterie, fromages au lait cru, foie gras, viande saignante… J’ai repris mes bonnes habitudes début janvier. J’avais perdu 3kg de plus depuis ma sortie de la mat.
Je n’ai pas fait de régime, j’ai juste repris une alimentation normale ! J’ai évincé les produits laitiers (je n’en consomme que très peu, du fromage de temps en temps et c’est rare) ainsi que la viande (je n’en achète plus, je n’en consomme qu’à l’extérieur et depuis quelques jours j’ai décidé de ne plus en consommer du tout). Je mange énormément de légumes, le midi et le soir. J’adore ça ! Des féculents (pâtes ou riz complet, blé, quinoa…), des légumineuses (lentilles….), des fruits. Je ne bois que de l’eau (je n’aime pas les sodas). Je ne grignote pas entre les repas car je n’en ressens pas le besoin. Je privilégie un mode de vie et une alimentation saine sur la durée car je veux rester en bonne santé pour ma fille et moi. Et bien sur je sais me faire plaisir ! Je mange des pâtisseries tous les dimanches avec ma sœur et fast food, pizza etc de temps en temps (au moins 1x par semaine). Et cela n’a aucune incidence sur mon poids étant donné que je ne prive pas mon corps. (N’oubliez pas que lorsque vous vous privez trop, votre corps va tout de suite stocker des réserves dès que vous allez vous écartez un peu de votre « régime »). Lorsque j’ai envie de manger quelque chose, je le mange ! Je n’ai pas fait de la balance une obsession, et je me pesais 1 fois par semaine.
Je pense que l’allaitement m’a aussi aidé à perdre assez vite. J’ai retrouvé mon poids initial fin février (accouchement début décembre) et je fais actuellement 2kg de moins qu’avant grossesse. (Je tiens à préciser que j’étais assez sportive avant de tomber enceinte, sport en salle et natation. Il est donc normal de récupérer plus rapidement qu’une personne qui avait un mode de vie plutôt sédentaire. J’ai également une ossature très fine.)
A ce jour, je n’ai toujours pas repris le sport. Par manque de temps, et d’envie (et s’occuper d’un bébé et d’une maison seule c’est assez sport comme ça ! Je suis tout le temps en action et je n’ai jamais le temps de me poser bien longtemps). Mais aussi car je sentais que mon corps n’était pas encore prêt. En 1 an, il en a subit des choses,c’est pas rien de fabriquer, porter et sortir un bébé ! Et je veux y aller doucement avec lui, je n’ai pas envie de me « défoncer » au sport et de le malmener. Je pense reprendre doucement par du renforcement musculaire et de la natation d’ici quelques jours.
poids post partum

 

En conclusion, pour moi, la période post-partum a été plutôt cool. Connaissant d’autres mamans qui ont eu des gros baby blues et parfois sont tombées dans la dépression post-partum, je ne peux pas me plaindre. Je dois juste accepté l’idée d’avoir pris un léger coup de vieux, mais ça commence à venir :).

 

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Avant d’être Maman

Voila maintenant 6 mois que Mila est née. Six mois que ma vie a complètement changé. Six mois que je me suis transformée. Ce qui est assez marrant, c’est que maintenant j’ai l’impression que ma vie d’avant est flou. Souvent je me demande « mais je faisais comment avant pour vivre sans elle ? »

Avant j’étais cette jeune fille insouciante qui vivait son train train quotidien. Je me lève (souvent à la bourre), je me prépare, je prends la voiture…. Je pète un câble dans les embouteillages (vis ma vie de frontalière). J’arrive au boulot de méga-mauvaise humeur. La journée se passe sans entrain. Souvent je me demande ce que j’allais faire du restant de ma vie. La crise de la quarantaine à 25 ans… Parfois j’ai envie de tout plaquer et de partir à l’aventure dans l’inconnu. Puis je me rappelle que j’ai des factures à payer, un crédit pour ma voiture. Que j’aime bien m’acheter des fringues et du maquillage. Et j’aime partir en vacances ou en week-end plusieurs fois par an. Alors je chasse cette pensée de ma tête. Le soirs je me retrouve une fois de plus dans les bouchons. Je rentre fatiguée, gavée. J’ai l’impression que ma vie passe entre mes doigts sans réel plaisir. Sans but. Il me manque quelque chose. Un job qui me plait ? Un compagnon qui m’aime vraiment pour ce que je suis ? Une passion encore méconnue à explorer ?  Peut-être un mélange de tout ça…

Avant je sortais assez souvent. En boite de nuit et une fois que j’étais là-bas, je me demandais ce que je faisais là. Je regardais autour de moi et je voyais des personnes qui misaient tout sur leur physique, avec leurs verres à la main. Qui voulaient à tout prix se montrer. Rentrer dans la catégorie des « populaires ». Je préférais mille fois passer la soirée avec des amis dans un petit bar ou à la maison avec un bon apéro (ou une bonne raclette l’hiver !).

Avant je vivais plutôt au jour le jour. Sans trop penser au lendemain. Ou sans vouloir trop y penser. Je pouvais rester toute la journée au lit sans rien faire à dormir ou geeker. Maintenant avec le recul je me dit « Mais quelle perte de temps ! On peut tellement faire de choses en une journée ! ».

10 mars 2017 (J+3 de la conception de bébé) : Je sors d’un entretien pour le job de mes rêves. J’y crois à fond. On m’a présenté à l’équipe, fait visiter les locaux, on m’a demandé quand-est ce que je pouvais commencer, on me dit « à très bientôt ». Me voila tout enjouée. En remontant dans ma voiture je pense « Si je n’ai pas ce job, faîtes qu’il y ait quelque chose d’exceptionnel derrière. Quelque chose qui vaudra 1000 fois mieux que ce poste ! ». Les jours passent et après plusieurs relances je n’ai obtenu qu’un silence radio. La déception fut grande…

9 mois plus tard, la plus parfaite des petites filles est arrivée dans ma vie. Et oui, elle vaut bien plus que tout l’or du monde. Grâce à elle, je connais désormais l’Amour Inconditionnel. Je me réveille le matin avec le sourire, même si elle ne m’a pas laissé dormir de la nuit. Je suis super positive quant à l’avenir. Je ne sais pas de quoi il est fait mais j’ai le sentiment qu’il n’y a que de bonnes choses qui nous attendent. Je ne suis plus une stressée de la vie. Je suis devenue plus naturelle. J’ai appris à m’aimer sans maquillage. D’ailleurs je ne sais pas comment je faisais pour être autant maquillée avant ! Je sais ce que je veux faire de ma vie. Je sais pourquoi je veux me battre dans la vie. Être maman m’a permis curieusement de réussir à m’affirmer envers et contre tous. De savoir dit non quand je n’en avais pas envie. Je ne me sens plus comme une jeune femme. Je me sens FEMME tout court. Ce qui est paradoxale c’est que je suis devenue le genre de mère que je ne pensais jamais être. Mais ça, je vous en reparlerai plus tard…

Comme mes amis me le disent maintenant, je suis une Maman Lionne…

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